Santé

Les longues attentes aux urgences associees a plus de 1 300 deces supplementaires par mois en Angleterre

Guardian Healthil y a 2 h
Un couloir d'hopital vide sous un ciel couvert
Un couloir d'hopital vide sous un ciel couvertPhoto: Manuel Nielsen / Pexels

Les temps d'attente aux urgences sont depuis longtemps l'un des problemes de capacite les plus visibles du systeme de sante anglais (NHS). Une nouvelle analyse relayee par le Guardian et signee par le Royal College of Emergency Medicine (RCEM) suggere que les attentes prolongees aux urgences peuvent etre reliees a plus de 1 300 deces supplementaires par mois en Angleterre.

L'analyse du RCEM s'appuie sur une etude de 2024 qui a examine la relation entre les attentes longues aux urgences et la mortalite. Cette etude a montre qu'une attente de huit heures ou plus aux urgences etait associee a un deces supplementaire pour 67 patients par rapport au taux attendu. Le RCEM a applique le meme modele aux donnees mensuelles recentes du NHS pour produire son estimation actuelle.

Les chiffres d'avril du NHS England montrent que 26 pour cent des patients d'urgences ont attendu au-dela de la cible des quatre heures. Selon les memes donnees, le nombre de patients ayant attendu 12 heures ou plus pour une admission en hospitalisation atteint environ 152 000. Le taux d'occupation des lits hospitaliers se maintient au-dela de 92 pour cent.

Le Dr Adrian Boyle, president du RCEM, a declare au Guardian que le calcul n'etait pas une estimation grossiere mais un modele reel et mesurable du prejudice patient. Il a averti que les chiffres pourraient augmenter encore cet ete si les pratiques de triage rapide et de sortie rapide ne sont pas ameliorees.

Un porte-parole du NHS England a indique que la pression durable etait multifactorielle, evoquant les goulots d'etranglement dans les lits de maisons de retraite et les penuries de professionnels de sante associes. Le ministere de la Sante a annonce 5 000 nouveaux lits de soins d'urgence d'ici la fin de l'annee. Les critiques jugent le calendrier de deploiement discutable.

Les experts soulignent que le probleme ne se limite pas aux urgences. Les patients restent bloques a l'hopital parce que ceux classes comme medicalement prets a la sortie ne peuvent etre transferes vers les soins a domicile ou les lits de maisons de retraite. En Angleterre, environ 14 000 patients par jour relevent de cette categorie.

La comparaison avec les systemes voisins indique que les attentes moyennes aux urgences ont aussi progresse en Allemagne et aux Pays-Bas ces trois dernieres annees, mais les exces de mortalite modelises y restent inferieurs au modele anglais. Une partie de la difference est attribuee a la capacite en lits et a l'offre de soins sociaux.

Sur la reforme, le RCEM propose le retablissement de la norme des quatre heures comme objectif contraignant et le retour de mesures de performance liees aux delais de transfert depuis les urgences. Le Royal College of Nursing demande une recuperation rapide des postes infirmiers perdus. Le gouvernement evoque jusqu'a 4 milliards de livres supplementaires pour la reforme de l'aide sociale dans le budget d'automne.

Pour les patients, les attentes prolongees pesent sur le risque de deces mais aussi sur la qualite du plan de soins. Les minutes comptent dans l'infarctus, la sepsie, l'AVC et les urgences abdominales. Le rapport du RCEM appelle aussi a standardiser les protocoles de "streaming" utilises par les cliniciens pour accelerer la priorisation des patients.

Le cadrage du Guardian rend clair que les attentes aux urgences sont devenues un indicateur d'un probleme structurel de capacite du NHS anglais. Il existe un large accord sur le fait que la solution exige une attention simultanee a la vitesse de sortie, a la capacite en lits et a l'offre de soins sociaux ; le debat porte sur l'ordre et le cout. Ce texte n'est pas un avis medical.

Cet article est un résumé éditorial assisté par IA basé sur Guardian Health. L'image est une photo d'archive de Manuel Nielsen sur Pexels.

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