Lors de son discours au parlement espagnol, le pape Léon met en garde contre la polarisation mondiale et la discrimination des migrants
Le pape Léon a affirmé devant le parlement espagnol que la polarisation mondiale et les politiques discriminatoires contre les migrants représentent "une menace pour la dignité humaine". Adressé au Premier ministre Pedro Sánchez et aux députés, le discours s'inscrit dans le débat européen sur la politique d'asile et reflète le poids diplomatique du Vatican. Le deuxième jour de sa visite à Madrid, le souverain pontife s'est rendu à Tolède dans des structures d'accueil de demandeurs d'asile.

Selon El País, le discours court mais dense du pape Léon n'a pas critiqué frontalement le récent durcissement des systèmes d'asile européens, mais a délivré un message indirect en affirmant que "les frontières ne doivent pas devenir des murs qui font oublier les personnes". Le discours intervient la semaine où Pedro Sánchez présente au parlement un paquet budgétaire sur la migration pour sa coalition. Un groupe de députés de droite a choisi de rester silencieux dans l'hémicycle pendant l'allocution.
Des sources diplomatiques au Vatican ont indiqué à El País que le pape Léon avait positionné sa visite à Madrid en amont des prochains débats migratoires en Pologne, en Italie et en Hongrie. Le souverain pontife prépare une audience à Rome pour la semaine où sera discuté le nouveau paquet asile de la Commission européenne ; le président du Conseil européen, António Costa, est attendu. Comme prévu, le pape n'a cité aucun dirigeant ni parti.
L'après-midi, à Tolède, le pape s'est rendu dans un centre géré par Caritas Espagne et des associations d'hébergement de migrants et a rencontré des travailleurs migrants sans papiers. La messe en plein air, dans le quartier des ambassades de Madrid, aurait rassemblé près de 90 000 personnes ; le ministère espagnol de l'Intérieur a affirmé que le dispositif de sécurité avait fonctionné sans accroc.
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