L'OMS alerte sur une possible transmission interhumaine du hantavirus à bord d'un navire de croisière

L'Organisation mondiale de la santé a mis en garde contre une possible transmission interhumaine du hantavirus à bord du MV Hondius, voie rare pour ce pathogène. L'agence indique que les deux cas confirmés à bord sont liés à la souche Andes et que les enquêteurs n'ont pas pu retracer une exposition directe à des rongeurs pour tous les patients. Trois personnes liées à l'épidémie sont décédées.
Le ministère sud-africain de la Santé a confirmé que les cas sont causés par la souche Andes, le seul type de hantavirus connu pour passer occasionnellement d'une personne à l'autre, historiquement en circulation au Chili et en Argentine. Un porte-parole de l'OMS a précisé que la chaîne de transmission à bord reste à l'étude. Les autorités ont isolé les passagers symptomatiques et suivront les contacts pendant la période d'incubation de 42 jours.
Des centaines de passagers demeurent à bord en quarantaine alors que le navire fait route vers les îles Canaries. Les agences de santé publique du Royaume-Uni, des Pays-Bas et d'autres pays retracent les voyageurs déjà débarqués. L'OMS souligne qu'une surveillance renforcée et un traçage rapide des contacts seront essentiels pour contenir l'épidémie.