La Pologne affirme que des pirates ont infiltré des stations de traitement de l'eau, et alerte les États-Unis

Un rapport de l'ABW, le service de renseignement intérieur polonais, recense plusieurs cyberattaques contre les réseaux de technologies opérationnelles des stations de traitement de l'eau du pays. Le document attribue directement ces opérations à la Russie et avertit que les tentatives de sabotage contre des sites militaires et civils se sont intensifiées ces derniers mois.
Parmi les cas évoqués figurent des tentatives d'accès non autorisé aux systèmes SCADA pilotant la chloration et la filtration. Les autorités polonaises indiquent que les attaquants ont atteint le niveau de compétence nécessaire pour exécuter de véritables commandes opérationnelles, provoquant de brèves perturbations dans certaines stations. Le gouvernement a renforcé les audits des opérateurs d'infrastructures critiques.
L'agence américaine CISA confirme que les services d'eau municipaux des États-Unis subissent une pression similaire. Après l'incident très médiatisé de Muleshoe (Texas), les enquêteurs fédéraux ont relié la campagne à des groupes comme Volt Typhoon, lié à la Chine, et CyberAv3ngers, alignés sur Moscou, qui ont sondé des dizaines de petits réseaux municipaux. Les experts pointent les automates programmables anciens et les logiciels d'accès à distance exposés comme les principales failles élargissant la surface d'attaque.