Le statu quo du site le plus sacré de Jérusalem menacé par les violations de nationalistes israéliens
Selon une enquête approfondie de la BBC sur le complexe sacré de Jérusalem, la hausse, ces dernières semaines, de visiteurs nationalistes israéliens transgressant les règles traditionnelles de culte met en péril le statu quo en vigueur depuis 1967. La Jordanie et d'autres pays voisins ont averti qu'une réponse internationale coordonnée s'impose. Les incidents peuvent constituer une nouvelle étincelle pour les tensions régionales.

Selon les entretiens menés par la BBC avec les administrateurs du Waqf sur place et des sources de sécurité israéliennes, un nombre record de visiteurs nationalistes au cours des deux dernières semaines a enfreint la règle de prière silencieuse et a prié de manière audible à l'intérieur du complexe. L'administration royale jordanienne du Waqf a déclaré que ces actions « violent directement le statu quo de 1967 ».
La police israélienne a indiqué que le nombre de visiteurs a augmenté, mais que « l'intention de préserver l'équilibre délicat demeure ». Le commissaire Yair Hasidim a déclaré aux médias nationaux que certains mouvements de groupes marginaux relevaient « hors de la politique officielle ». Les responsables du Waqf indiquent toutefois que le seuil d'intervention policière s'est assoupli.
Le ministère jordanien des Affaires étrangères a convoqué l'ambassadeur israélien à Amman pour des éclaircissements. L'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis ont publié des communiqués « condamnant toute violation du statu quo ». Les incidents apparaissent comme un nouveau facteur de risque dans l'ouverture diplomatique régionale créée par l'accord-cadre Trump-Iran.
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