La perte de forêts ralentit, mais El Niño menace les progrès
Les pertes de forêt tropicale ont reculé pour la deuxième année, selon le World Resources Institute, portées par le Brésil et la Colombie. Mais El Niño relance le risque d'incendies.

La déforestation mondiale a ralenti pour la deuxième année consécutive en 2025, indique le World Resources Institute (WRI) dans son rapport annuel Forest Watch, avec une baisse d'environ 12% des pertes de forêt primaire tropicale par rapport à 2024. Le recul est porté par le Brésil et la Colombie, où des contrôles renforcés sous la présidence de Lula et un meilleur suivi en Amazonie ont freiné les coupes illégales.
L'Indonésie et la Malaisie ont également enregistré un ralentissement, soutenu par des engagements durables contre la déforestation liée à l'huile de palme. Mais les analystes alertent : la moyenne masque une forte progression des pertes dues aux incendies dans le bassin du Congo et certaines régions de Bolivie. Les chercheurs anticipent un cycle El Niño qui élèvera les températures en Afrique centrale et en Amazonie.
Ce ralentissement est crucial pour les objectifs climatiques. Les forêts tropicales absorbent environ un quart des émissions fossiles annuelles et leur perte représente près de 10% des gaz à effet de serre. Le WRI prévient : sans financements durables pour le suivi satellitaire et les patrouilles autochtones, une seule saison d'incendies sévère pourrait effacer les gains de 2025.
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