Le Myanmar rejette l'appel de l'Asean à libérer Aung San Suu Kyi et questionne l'envoyé
Le gouvernement birman soutenu par l'armée a rejeté le nouvel appel de l'Asean à libérer sans condition l'ancienne dirigeante détenue Aung San Suu Kyi. Le ministère des Affaires étrangères a aussi écarté la nécessité de l'envoyé spécial de l'Asean pour le Myanmar. Le président Min Aung Hlaing, qui a pris le pouvoir à Suu Kyi en 2021, cherche depuis une légitimité politique.

Le gouvernement birman soutenu par l'armée a rejeté un nouvel appel de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (Asean) demandant la libération sans condition de l'ancienne dirigeante détenue Aung San Suu Kyi. Le ministère des Affaires étrangères du pays a jugé cette demande superflue et réaffirmé que la question relevait de la juridiction interne. L'Asean fait pression sur Naypyidaw à ce sujet depuis la détention de Suu Kyi en 2021.
Le ministère a également écarté la nécessité de l'envoyé spécial de l'Asean pour le Myanmar, un poste créé par le bloc régional pour aider à la médiation de la crise et à la coordination de l'accès humanitaire. Les autorités de Naypyidaw ont estimé que les échanges avec l'extérieur devraient plutôt passer par les canaux bilatéraux existants plutôt que par un mécanisme d'envoyé dédié.
Le président Min Aung Hlaing, ex-chef de l'armée qui a pris le pouvoir au gouvernement civil de Suu Kyi en février 2021, cherche depuis à obtenir une légitimité politique, notamment via une élection prévue. Les États membres de l'Asean restent divisés sur la manière de traiter avec Naypyidaw, et le Myanmar s'est vu interdire d'envoyer ses dirigeants aux sommets de plus haut niveau du bloc.
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