La France interdit au ministre israélien Ben-Gvir l'entrée sur son territoire
Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a annoncé que le ministre israélien de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir s'est vu interdire l'entrée sur le territoire français en raison de ce qu'il décrit comme la « participation à des traitements dégradants » envers les militants de la Flottille Sumud. La haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères Kaja Kallas a qualifié cette interdiction d'« étape importante », tandis que le ministère israélien des Affaires étrangères l'a jugée « inacceptable ».

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a annoncé vendredi lors d'une conférence de presse extraordinaire à la résidence du Quai d'Orsay à Paris que le ministre israélien de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir est désormais interdit d'entrée sur le territoire français. Pour justifier la mesure, Barrot a indiqué que le président Emmanuel Macron avait examiné des éléments documentés de manière indépendante établissant la « participation de Ben-Gvir à des traitements dégradants infligés aux militants de la Flottille mondiale Sumud alors qu'ils étaient menottés ». Le décret en Conseil signé par Macron prévoit que l'interdiction sera également inscrite dans la base de données aérienne Schengen et affectera les droits liés au passeport diplomatique.
La haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité Kaja Kallas a déclaré lors d'un point presse à Bruxelles que « la décision française est une étape importante » et a appelé les autres États membres à envisager des mesures similaires. La ministre suédoise des Affaires étrangères Maria Malmer Stenergard a qualifié l'interdiction d'« étape courageuse et nécessaire », et le ministre belge des Affaires étrangères Maxime Prévot a annoncé qu'il porterait la question au conseil des ministres de lundi. Le ministre irlandais des Affaires étrangères Simon Harris a déclaré sur X « nous procéderons à une évaluation dans le cadre du droit de l'UE ».
Le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères Oren Marmorstein a déclaré sur X que « la décision française est inacceptable et nuit aux relations entre alliés ». Le porte-parole du cabinet du Premier ministre Benjamin Netanyahu — Yair Lapid (direction de l'opposition) — s'est abstenu de commenter. Selon des sources du Quai d'Orsay rapportées par Le Monde, la France « évalue activement » des interdictions similaires visant trois autres ministres israéliens ; la commission des Affaires juridiques du Conseil européen prévoit d'inscrire le sujet à son ordre du jour extraordinaire de lundi. La mesure pourrait s'étendre aux 27 États membres si d'autres signataires Schengen co-signent.
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