Calcium et vitamine D pour des os solides : ce que révèle une grande nouvelle revue

L'une des plus anciennes habitudes du rayon parapharmacie est remise en cause. Une vaste nouvelle méta-analyse conclut que les compléments de calcium et de vitamine D apportent peu de bénéfice osseux chez l'adulte en bonne santé moyen.
La revue a agrégé des dizaines d'essais contrôlés randomisés, rassemblant les données de centaines de milliers de participants dans une seule analyse. C'est l'une des plus grandes synthèses de preuves jamais réalisées sur le sujet.
Le résultat contredit les messages de santé publique habituels. Aucune différence statistiquement significative n'a été observée pour les fractures de la hanche ni pour le taux global de fractures entre ceux qui prenaient les compléments et ceux qui n'en prenaient pas.
Des exceptions partielles existent. Les personnes âgées présentant un déficit important en vitamine D, ainsi que celles atteintes d'ostéoporose, en tirent un bénéfice dans certains scénarios — ce qui pousse les experts vers une conclusion commune : faire de la supplémentation une décision ciblée plutôt qu'un réflexe.
Pourquoi une croyance médicale aussi répandue reposait-elle sur des preuves aussi fines ? Les premières études étaient petites et courtes. Le temps que le message atteigne le grand public, il s'était réduit à un slogan : tout le monde devrait prendre plus de calcium et de vitamine D.
Le tableau réel est plus nuancé. La santé osseuse se construit à la croisée de l'alimentation, de l'activité physique, des hormones, de l'alcool, du tabac et de la génétique — pas du contenu d'un ou deux comprimés.
Les spécialistes rappellent qu'il ne faut pas non plus rejeter les compléments en bloc. Certains groupes à risque — peu exposés au soleil, peau plus foncée, vêtements couvrants, personnes en EHPAD ou souffrant de malabsorption — connaissent un déficit réel en vitamine D.
Un autre apport important de cette analyse est son traitement honnête des effets secondaires. Le calcium à forte dose au long cours a été associé dans certaines études à la calcification vasculaire et aux calculs rénaux, ce qui rend une prescription généralisée loin d'être anodine.
Que faire ? Les sources alimentaires devraient presque toujours passer en premier. Lait, yaourt, fromage, légumes-feuilles foncés, poisson gras, jaune d'œuf et lumière du soleil apportent tout ce qu'une capsule fournit, et davantage.
Vesper publie cette information à titre d'arrière-plan ; les lecteurs qui prennent ou envisagent une supplémentation devraient demander conseil à leur médecin selon leur histoire médicale personnelle.
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