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Les médicaments amaigrissants font-ils vraiment économiser ? Surtout pour les hauts revenus

Guardian Healthil y a 2 h
Un chariot de courses dans une allée de supermarché
Un chariot de courses dans une allée de supermarchéPhoto: Christian Naccarato / Pexels

La classe de médicaments connue sous le nom d'agonistes des récepteurs du GLP-1, commercialisés notamment sous les marques Wegovy et Ozempic, a transformé la prise en charge du poids ces dernières années. Mais une nouvelle analyse suggère que l'avantage financier souvent attribué à ces médicaments reste hors de portée pour la plupart de ceux qui les prennent.

Réalisée par le cabinet de conseil Baringa, cette analyse montre qu'après avoir couvert le coût annuel d'environ 1 200 £ d'un traitement GLP-1, une personne doit disposer d'environ 100 000 £ de revenu disponible par an pour réaliser une économie nette sur ses courses alimentaires.

La logique est simple, mais préoccupante : ces médicaments coupe-faim réduisent la quantité de nourriture consommée, ce qui diminue quelque peu les dépenses alimentaires. Mais pour les ménages à revenus faibles ou moyens, dont le budget alimentaire est déjà serré, les économies générées ne suffisent tout simplement pas à compenser le coût du traitement lui-même.

Les chercheurs qualifient ce phénomène de « taxe sur la minceur » : une personne souhaitant bénéficier des effets positifs du traitement — perte de poids, meilleur contrôle de la glycémie, réduction du risque cardiovasculaire — se retrouve avec une charge financière supplémentaire simplement parce qu'elle a les moyens d'y accéder.

Ce constat aggrave les inégalités déjà présentes dans l'accès au traitement de l'obésité. Les patients à faibles revenus, sans assurance ou vivant dans des systèmes de santé qui ne remboursent pas les médicaments GLP-1, subissent une double peine : payer le traitement de leur poche tout en ne réalisant aucune économie ailleurs pour compenser.

Les spécialistes insistent : cette analyse ne remet pas en cause la valeur médicale de ces médicaments, mais seulement le discours simplifié selon lequel ils « s'autofinancent », un raisonnement que les données ne confirment pas pour la majorité des patients. La véritable valeur des médicaments GLP-1, notent-ils, réside dans les résultats de santé à long terme et la prévention de complications médicales coûteuses.

Certains économistes de la santé estiment que se concentrer uniquement sur les économies alimentaires ne rend pas compte de l'ensemble du tableau. Compte tenu des coûts de traitement liés au diabète de type 2, à l'hypertension et aux problèmes articulaires associés à l'obésité, les médicaments GLP-1 pourraient malgré tout réduire les coûts totaux pour les systèmes de santé comme pour les individus sur le long terme.

Ces économies à plus long terme dépendent toutefois de la capacité du patient à financer le traitement de façon continue, sans interruption. Les patients qui arrêtent le traitement faute de moyens ont tendance à reprendre le poids perdu, effaçant largement les bénéfices à long terme du médicament.

Les défenseurs de la santé publique estiment que ces résultats renforcent l'argument en faveur d'un meilleur accès aux médicaments GLP-1 par la voie politique. Une couverture d'assurance plus large ou des prix plus bas empêcheraient, selon eux, que ces traitements ne restent une option réservée à ceux qui ont déjà les moyens financiers de se les offrir.

Pour l'instant, cette analyse pose un constat simple mais lourd de conséquences : les médicaments GLP-1 peuvent transformer la vie de nombreuses personnes sur le plan de la santé, mais les présenter comme un investissement qui s'autofinance ne correspond pas au budget réel de la plupart des patients.

Cet article est un résumé éditorial assisté par IA basé sur Guardian Health. L'image est une photo d'archive de Christian Naccarato sur Pexels.

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