À bord du MV Hondius : comment les passagers vivent l'épidémie de hantavirus en mer

Le MV Hondius, un navire à passagers, a été dérouté vers les îles Canaries après que des membres d'équipage et un petit nombre de passagers ont présenté des symptômes compatibles avec le hantavirus des Andes. Jusqu'à la fin de l'évacuation du navire, les journées en mer se poursuivent pour les passagers à bord.
Les entretiens menés par la BBC avec les passagers ont décrit une atmosphère à bord « calme ». Les passagers indiquent que l'équipage maintient un rythme régulier de points d'information et que le personnel médical est visible dans la routine quotidienne.
Selon les autorités sanitaires, la diffusion de la maladie parmi les passagers est suivie cas par cas. Le protocole de biosécurité qui s'appliquera lors du débarquement est conservé en réserve jusqu'à l'arrivée au port.
Le hantavirus des Andes, recensé dans certaines régions d'Amérique du Sud ces dernières années, est connu pour une transmission interhumaine rare. Les rapports antérieurs décrivent une fenêtre d'incubation en semaines et recommandent une période d'isolement pour faire baisser la charge virale.
La vie quotidienne à bord repose sur des dispositifs de distanciation dans les espaces communs. Les passagers décrivent un service des repas par petits groupes échelonnés. Le programme d'activités à bord, en dehors des séances sur le pont extérieur, repose largement sur de longues plages en cabine.
Certains passagers souhaiteraient une indication plus claire du temps avant l'accostage. Parmi les personnes qui se sont confiées à la BBC, l'information des autorités sanitaires est décrite comme étant relayée via le système radio des cabines deux fois par jour.
Le port d'accueil aux îles Canaries travaille en coordination avec le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies pour l'accostage et le débarquement. Les autorités indiquent que les passagers feront d'abord l'objet d'un dépistage médical à l'arrivée, puis d'une courte période d'isolement.
Pour les passagers qui ne font pas partie de la cohorte d'évacuation active, des liaisons consulaires ont été mises en place afin d'organiser les vols de retour via leurs pays d'origine. Le Royaume-Uni, les États-Unis et l'UE ont demandé à leurs ressortissants revenant du navire de s'auto-isoler pendant un maximum de six semaines.
La plupart des cas confirmés concernent des membres d'équipage. La BBC ajoute que les autorités comptent s'appuyer sur cet incident pour une revue ultérieure de la gestion des flux d'air à bord des navires à passagers et du rôle de la formation de l'équipage en période d'épidémie.
L'approche du navire vers les Canaries marque une étape importante de l'attente pour les passagers. Les autorités indiquent que les données recueillies sur la première semaine de l'épidémie constitueront une référence de base pour les programmes mondiaux de suivi des passagers une fois le débarquement achevé.