Mancini présente ses excuses pour son départ en faisant son retour à la tête de l'Italie

Roberto Mancini a pris les rênes de la sélection italienne pour la troisième fois — mais ce retour ressemble moins à un tour d'honneur qu'à une quête de rédemption. Dans ses premières déclarations publiques mercredi, le sélectionneur s'est ouvertement excusé pour la manière dont il avait quitté ce poste il y a trois ans.
Le premier passage de Mancini à la tête de l'Italie constitue l'un des chapitres les plus brillants de l'histoire récente du football du pays. Lorsqu'il avait pris ses fonctions en 2018, il avait hérité d'une sélection en pleine crise ; il l'avait néanmoins reconstruite jusqu'à remporter le titre à l'Euro 2020, disputé en 2021 — un triomphe international que l'Italie attendait depuis des années. Dans la foulée, l'équipe avait également enchaîné une longue série d'invincibilité record.
Malgré ce succès, Mancini avait quitté ses fonctions en 2023 pour prendre en charge la sélection d'Arabie saoudite, en échange d'un contrat bien plus lucratif. Ce départ avait suscité une large déception et de vives critiques en Italie, de nombreux supporters et commentateurs y voyant une décision abrupte, prise en plein cœur de l'une des périodes les plus réussies du pays.
Au cours des trois années écoulées depuis le départ de Mancini, la sélection italienne s'est transformée en un effectif désormais décrit comme étant « en crise ». La décision de la fédération de le faire revenir est interprétée à la fois comme la recherche d'une stabilité à court terme et comme un clin d'œil nostalgique au succès de son premier passage.
Dans ses propos de mercredi, Mancini a déclaré avoir conscience de la façon dont son départ précédent avait été perçu, et s'en est excusé. Un sélectionneur affrontant aussi ouvertement son propre passé, en public, n'est pas un spectacle courant dans le football italien.
Des sources au sein de la fédération indiquent que le retour de Mancini repose non seulement sur son expérience tactique, mais aussi sur la nécessité de reconstruire la confiance au sein du vestiaire. Pour un entraîneur reconnu, lors de son premier passage, pour sa capacité à souder un groupe, il s'agit d'une tâche familière — mais bien plus ardue cette fois-ci.
La mission qui attend Mancini aujourd'hui consiste moins à bâtir une équipe à partir de rien qu'à relever un groupe démoralisé. Cela rappelle sa première nomination en 2018, lorsque la sélection tentait, de façon similaire, de se retrouver après une déception lors d'un grand tournoi.
La presse italienne a accueilli ce retour avec une attention considérable ; certains commentateurs ont salué les excuses comme une remise en question sincère, tandis que d'autres restent prudents, attendant de voir si les mots de Mancini seront confirmés par des résultats sur le terrain.
Pour les supporters, la vraie question est de savoir si Mancini peut retrouver la même magie une seconde fois. L'entraîneur qui avait transformé une crise en titre lors de son premier passage doit aujourd'hui répéter une histoire similaire — mais cette fois en partant sous l'ombre de son propre départ.
Les prochains mois montreront comment les mots de Mancini se traduiront sur le terrain. Pour la fédération, les supporters et les joueurs, le véritable test sera les résultats qui suivront ces excuses.
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