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Netflix a payé 587 millions de dollars pour la start-up d'IA cinématographique de Ben Affleck

TechCrunchil y a 18 h
Équipement de caméra et éclairages sur un plateau de tournage
Équipement de caméra et éclairages sur un plateau de tournagePhoto: SHAHBAZ ZAMAN / Pexels

Netflix a annoncé avoir payé 587 millions de dollars en liquide pour acquérir InterPositive, une start-up développant des outils de production cinématographique assistés par IA. L'un des cofondateurs de l'entreprise est Ben Affleck, connu à la fois pour sa carrière d'acteur et de producteur. Cet accord se distingue comme l'une des plus importantes acquisitions du géant du streaming axées sur l'intelligence artificielle.

Les liens d'Affleck avec le volet affaires d'Hollywood ne datent pas d'hier. L'acteur a déjà prêté son nom à des projets de production, notamment en cofondant Artists Equity, à la recherche d'approches de production alternatives au modèle traditionnel des studios. InterPositive s'inscrit dans la même trajectoire, se positionnant comme une entreprise visant à accélérer certaines étapes du processus de production grâce à des outils d'IA.

Que Netflix acquière une telle entreprise n'est pas un hasard. La plateforme a massivement investi dans la technologie ces dernières années pour réduire les coûts de production de contenu, en particulier lors d'étapes exigeantes en main-d'œuvre comme les effets visuels, la prévisualisation et la post-production, où les outils d'IA sont perçus comme capables d'accélérer le processus.

L'ampleur de l'accord est notable en soi. Le paiement de 587 millions de dollars en liquide représente une valorisation substantielle pour une entreprise relativement jeune comme InterPositive, et signale que Netflix entend intégrer directement son investissement dans l'IA à sa chaîne de production plutôt que de le traiter comme un projet expérimental annexe.

Cette acquisition s'inscrit également en plein cœur d'un débat en cours sur le rôle de l'IA à Hollywood. Les grèves des acteurs et des scénaristes de 2023 s'étaient largement construites autour des inquiétudes concernant l'impact de l'IA sur l'emploi des professionnels créatifs ; les syndicats avaient exigé — et obtenu en partie — des protections contractuelles sur l'usage des outils d'IA.

La démarche de Netflix pourrait pousser d'autres acteurs du secteur vers des acquisitions similaires. Des plateformes concurrentes et des studios traditionnels explorent déjà la construction ou le rachat de leurs propres outils d'IA, et l'accord InterPositive suggère que cette course pourrait s'accélérer.

La position d'Affleck dans ce domaine offre un angle intéressant : une figure qui défend à la fois l'entrée de l'IA dans les processus créatifs et évolue dans une industrie où sa propre carrière d'acteur pourrait elle-même être affectée par ces technologies se retrouve désormais du côté vendeur de cet accord.

Des réalisateurs de premier plan du secteur, comme Christopher Nolan, ont exprimé des critiques prudentes sur l'entrée de l'IA dans le cinéma ; Nolan a récemment qualifié l'IA de « cheval de Troie évident » pour l'industrie cinématographique. De tels propos soulignent une profonde division au sein du secteur quant aux investissements dans l'IA.

Les détails précis sur la manière dont Netflix intégrera InterPositive, les projets sur lesquels elle sera utilisée et le rôle futur de l'équipe actuelle de l'entreprise n'ont pas encore été communiqués. Une telle incertitude est courante aux premières étapes des grandes acquisitions technologiques.

Néanmoins, l'ampleur de l'accord envoie un signal à lui seul : pour les plateformes de streaming, l'IA n'est plus un simple terrain d'expérimentation — elle devient une priorité stratégique dotée d'un budget de production dédié.

Cet article est un résumé éditorial assisté par IA basé sur TechCrunch. L'image est une photo d'archive de SHAHBAZ ZAMAN sur Pexels.

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