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Comment fonctionne la connexion par selfie de Google, et sa fiabilité réelle

Ars Technicail y a 3 h
Un écran de smartphone affichant une reconnaissance faciale
Un écran de smartphone affichant une reconnaissance facialePhoto: cottonbro studio / Pexels

Google a introduit une nouvelle fonctionnalité qui élargit les moyens d'accéder à son compte : certains utilisateurs peuvent désormais se connecter avec une courte vidéo selfie au lieu d'un mot de passe. Les mêmes données biométriques peuvent aussi servir à la vérification de l'âge et à la génération d'avatars IA.

Cette fonctionnalité repose sur la technologie de reconnaissance faciale, mais l'approche de Google diffère des systèmes classiques de déverrouillage facial en ce qu'elle demande un court flux vidéo plutôt qu'une simple photo statique. Le format vidéo vise à rendre plus difficile de tromper le système avec une fausse photo ou une capture d'écran ; le système effectue une détection de vivacité pour confirmer qu'un vrai visage, en direct, se trouve devant la caméra.

Au-delà de la connexion, la même vidéo selfie peut servir à estimer l'âge d'un utilisateur. Cela est présenté comme un moyen de vérifier l'âge sans télécharger de pièce d'identité, à une époque où les restrictions de contenu basées sur l'âge se multiplient.

Le troisième usage de la fonctionnalité est la génération d'avatars IA : les traits du visage d'un utilisateur peuvent servir de base pour produire des personnages numériques personnalisés utilisables dans diverses applications.

Ce que ces trois usages ont en commun, c'est qu'ils reposent sur des données biométriques sensibles. Un mot de passe peut être changé ; le visage d'une personne ne le peut pas, ce qui signifie qu'une fuite ou un usage abusif de données faciales comporte un risque bien plus difficile à réparer.

Google affirme que ces données sont traitées sur l'appareil et ne sont pas envoyées aux serveurs de l'entreprise sous forme de vidéo brute ; à la place, une représentation mathématique du visage — un gabarit biométrique — est générée et utilisée pour la comparaison. Cette approche est une pratique courante dans de nombreux systèmes modernes de reconnaissance faciale.

Les experts en protection de la vie privée reconnaissent que de tels systèmes peuvent être conçus pour être techniquement sûrs, mais estiment que la véritable préoccupation réside dans l'élargissement progressif de leur usage. Une fonctionnalité introduite dans un but restreint peut par la suite être réaffectée par les entreprises à d'autres produits, en s'appuyant sur les mêmes données sous-jacentes.

D'un point de vue sécuritaire, l'avantage de la connexion par selfie est une expérience utilisateur plus fluide comparée aux mots de passe oubliés ou volés. Mais les experts avertissent que les systèmes biométriques ne sont pas infaillibles non plus — des images générées par IA avancée, ou deepfakes, peuvent tromper certains systèmes de détection de vivacité.

Pour les régulateurs, la diffusion de la reconnaissance faciale soulève de nouvelles questions sur la collecte de données biométriques, leur durée de conservation et leur partage avec des tiers ; certaines juridictions exigent déjà un consentement explicite et des règles de conservation strictes pour ce type de données.

Le conseil pratique pour les utilisateurs est d'examiner les paramètres de confidentialité — qui indiquent quelles données sont collectées, où elles sont stockées et à quelles fins elles peuvent être utilisées — avant d'activer ce type de fonctionnalité. La connexion par selfie peut être pratique, mais chaque commodité biométrique s'accompagne d'un arbitrage différent en matière de vie privée.

Cet article est un résumé éditorial assisté par IA basé sur Ars Technica. L'image est une photo d'archive de cottonbro studio sur Pexels.

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