Pourquoi le pétrole n'a-t-il pas atteint 150 dollars ? Les trois raisons avancées par Citi
Les analystes de Citi avancent trois raisons pour lesquelles le Brent n'a pas franchi les 150 dollars malgré la guerre en Iran et les tensions à Ormuz : déblocage rapide des réserves stratégiques, discipline de production de l'OPEP+ et réactivité du shale américain. La banque table sur une fourchette de 80 à 95 dollars d'ici fin d'année.

L'équipe énergie de Citi détaille trois raisons principales qui ont empêché le pétrole d'atteindre les niveaux à trois chiffres depuis le début de la guerre. D'abord, l'utilisation ciblée et rapide de la Réserve stratégique de pétrole par les États-Unis et les pays de l'OCDE ; le rapport évoque près de 1,2 million de barils par jour d'offre supplémentaire libérée.
Le deuxième facteur est la coordination de l'OPEP+. L'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis activent progressivement leurs capacités de réserve, tandis que les membres respectent leurs quotas. Citi estime que, si cette discipline tient, la coalition peut encore injecter au moins un million de barils par jour issus des réserves.
Le troisième facteur, le moins anticipé, est l'industrie du schiste américain. Les producteurs du bassin permien réagissent à chaque signal de prix soutenu au-dessus de 80 dollars par de nouveaux plans d'investissement. Le scénario central de Citi voit le Brent dans une fourchette de 80 à 95 dollars d'ici fin d'année, sauf rupture majeure à Ormuz.
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