L'Iran et Israël s'échangent des frappes : le cessez-le-feu est-il fini ?
Israël a frappé des cibles à Téhéran et Ispahan dimanche soir tandis que l'Iran visait Haïfa et la périphérie sud de Tel-Aviv, jetant un doute sérieux sur le cessez-le-feu négocié 48 heures plus tôt par Washington. Donald Trump a appelé publiquement les deux camps à « faire preuve de retenue ».

Les médias d'État iraniens ont fait état dans la nuit de frappes sur le site militaire de Sayyad au sud de Téhéran et sur une installation radar près d'Ispahan, tandis que les systèmes de défense aérienne étaient activés à l'ouest du pays. Les forces de défense israéliennes ont indiqué que l'opération visait à « neutraliser des menaces stratégiques précises » ; le Corps des Gardiens de la Révolution iranienne a déclaré avoir riposté par un nombre limité de missiles balistiques visant la zone industrielle de Haïfa et la périphérie sud de Tel-Aviv.
Le cadre du cessez-le-feu négocié 48 heures plus tôt sous médiation américaine est remis en question. Un porte-parole de la Maison-Blanche a précisé lundi matin que l'équipe de sécurité nationale du président était en contact direct avec le Qatar et Oman et que les canaux étaient « maintenus ouverts en permanence ». La haute représentante de l'UE Kaja Kallas a parlé d'« une escalade d'une extrême gravité » et a demandé une réunion ministérielle urgente.
Le secrétaire général de l'ONU a indiqué qu'il transmettrait lundi une demande de session d'urgence au Conseil de sécurité. Sur le marché du pétrole, le Brent a grimpé de 3 % après les frappes avant de retomber vers 80 dollars le baril dans la matinée, sur fond d'appels à la retenue. Une partie des espaces aériens kazakh, libanais et irakien a été temporairement fermée par précaution ; les primes d'assurance des tankers dans le détroit d'Ormuz ont encore augmenté de 7 %. Cet article ne constitue pas un conseil en investissement.
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