Le Japon vise 65 milliards de dollars d'investissements public-privé dans l'IA physique d'ici 2040
Le gouvernement japonais a annoncé un objectif d'investissement public-privé de 10 000 milliards de yens (environ 65 milliards de dollars) d'ici 2040 dans l'« IA physique » — robotique, véhicules autonomes et machinerie industrielle. Le plan est présenté comme une réponse aux subventions massives chinoises dans le même domaine. Toyota, Fanuc, SoftBank et Mitsubishi Electric ont pris les premiers engagements concrets.

Le ministère japonais de l'Économie, du Commerce et de l'Industrie (METI) a publié vendredi sa « Stratégie d'IA physique », fixant un objectif d'investissement public-privé de 10 000 milliards de yens (environ 65 milliards de dollars) d'ici 2040. Le document mise sur une approche centrée sur le matériel, intégrant l'IA dans la robotique, les véhicules autonomes, la machinerie industrielle et les appareils domestiques. Le METI souhaite rattraper sur l'IA physique le temps perdu dans la course à l'IA numérique.
La part directe du gouvernement est fixée à 3 000 milliards de yens, le reste financé par investissement privé et coentreprises internationales. Toyota, Fanuc, SoftBank et Mitsubishi Electric ont annoncé les premiers engagements. Toyota consacrera environ 800 milliards à la R&D en robotique, Fanuc 350 milliards à l'automatisation des usines, SoftBank 500 milliards à la logistique autonome.
Stratégiquement, le plan répond au paquet chinois de subventions à l'horizon 2030. Les États-Unis et l'Allemagne préparent des stratégies industrielles similaires.
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