Pérou : Roberto Sánchez et Keiko Fujimori appellent à la prudence dans une présidentielle très serrée
Le second tour de la présidentielle péruvienne se joue dans un mouchoir de poche, le candidat du parti au pouvoir Roberto Sánchez et la dirigeante de la droite Keiko Fujimori étant séparés par une fraction de point. Les deux camps appellent à la patience jusqu'à la consolidation du décompte.

L'Office national des processus électoraux (ONPE) du Pérou a indiqué lundi matin qu'environ 96 % des bulletins du second tour de dimanche avaient été dépouillés, le candidat du parti au pouvoir Roberto Sánchez et la dirigeante de Fuerza Popular Keiko Fujimori étant séparés par moins de 0,4 point de pourcentage. Le scrutin domestique est presque achevé et les voix des Péruviens de l'étranger pourraient trancher.
Dans une allocution dimanche soir, Roberto Sánchez a demandé à ses partisans de ne pas crier victoire trop tôt et de laisser l'ONPE certifier officiellement le résultat. Keiko Fujimori, sur X, a appelé sa base à éviter les provocations dans la rue, qualifiant le décompte de « processus institutionnel légitime » que les deux camps doivent respecter.
Les observateurs internationaux ont signalé que la journée s'était déroulée sans incident majeur ; l'Organisation des États américains et la mission de l'Union européenne ont souligné le respect des procédures dans leurs premières conclusions. L'indice principal de la Bourse de Lima a cédé environ 1 % à l'ouverture lundi, l'incertitude des investisseurs montant face à la perspective d'une présidence de gauche.
À lire ensuite

L'Iran et Israël s'échangent des frappes : le cessez-le-feu est-il fini ?
Israël a frappé des cibles à Téhéran et Ispahan dimanche soir tandis que l'Iran visait Haïfa et la périphérie sud de Tel-Aviv, jetant un doute sérieux sur le cessez-le-feu négocié 48 heures plus tôt par Washington. Donald Trump a appelé publiquement les deux camps à « faire preuve de retenue ».

Un script révèle les méthodes d'un centre cambodgien qui escroquait des Australiens

Xi arrive en Corée du Nord pour rencontrer Kim, les regards braqués sur le programme nucléaire

« Une Coupe du monde pour eux, pas pour nous » : la colère des fans face aux restrictions américaines

Des Malawites rapatriés d'Afrique du Sud sur fond de craintes xénophobes
