Aux États-Unis, les restrictions du programme d'aide alimentaire SNAP s'élargissent, Coca-Cola, PepsiCo et Mondelez en alerte
Les restrictions du programme américain d'aide alimentaire SNAP qui excluent sodas, confiseries et aliments ultra-transformés gagnent du terrain dans plusieurs États, réorientant la consommation des ménages modestes vers des produits plus sains. Les grands groupes agroalimentaires subissent une pression sur leurs revenus. Les analystes estiment que l'effet variera fortement selon les catégories.

Les restrictions du programme américain d'aide alimentaire SNAP, qui interdisent l'achat de sodas, de confiseries et d'aliments ultra-transformés, gagnent du terrain dans plusieurs États. L'Iowa, l'Indiana et l'Arkansas ont obtenu des dérogations fédérales pour restreindre la liste des produits éligibles, et des propositions similaires sont examinées en Californie et à New York. Le programme représente plus de 100 milliards de dollars de dépenses annuelles.
SNAP touche environ 42 millions de personnes, ce qui lui confère un poids réel sur les marchés de consommation. Les géants comme Coca-Cola, PepsiCo, Mondelez et Kraft Heinz surveillent l'évolution du panier moyen. Selon une note récente de Bank of America, le programme représente entre 10 % et 15 % du chiffre d'affaires américain de certaines catégories de snacks et de sodas.
Les analystes anticipent un report vers les fruits, légumes, produits laitiers et céréales, ce qui pourrait avantager des distributeurs tels que Walmart et Kroger. Les industriels annoncent vouloir développer des gammes plus saines et accélérer la reformulation. Si Washington harmonise les dérogations dans un cadre fédéral unique, l'effet pourrait se prolonger sur plusieurs années.
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