L'Espagne et le Mexique scellent leur dégel diplomatique avec un « pas important »
Le ministre espagnol des Affaires étrangères José Manuel Albares et son homologue mexicain Juan Ramón de la Fuente ont signé une déclaration conjointe mettant fin à trois ans de froid diplomatique. Le texte suit la première réunion de haut niveau après la controverse de 2022 sur des lettres coloniales liées à la famille royale.

Lundi à Madrid, le ministre espagnol des Affaires étrangères José Manuel Albares et le nouveau ministre mexicain des Affaires étrangères Juan Ramón de la Fuente ont tenu le premier entretien bilatéral de haut niveau depuis 2022. Les deux ministres ont signé une déclaration commune en quatre points relançant le partenariat économique: commission conjointe d'investissement, reprise des programmes d'échanges culturels, facilitation des visas diplomatiques et coopération technique sur la gestion des migrations.
Les relations s'étaient figées en 2022 après que l'ancien président mexicain Andrés Manuel López Obrador a rendu publique une lettre exigeant des excuses officielles de la famille royale espagnole pour l'époque coloniale. La présidente actuelle Claudia Sheinbaum a signalé une volonté de tourner la page; ce week-end, elle a eu une audience privée avec le roi Felipe VI à Madrid. Le palais a qualifié la rencontre de « chaleureuse et constructive ».
Les enjeux économiques sont importants. L'Espagne est le troisième investisseur du Mexique au sein de l'UE: Telefónica, BBVA et Iberdrola y détiennent ensemble plus de 32 milliards d'euros d'actifs. Durant le gel, la fusion bancaire de BBVA au Mexique et les appels d'offres d'Iberdrola dans les renouvelables avaient été à l'arrêt. Albares a déclaré mardi en conférence de presse: « ce n'est qu'un début, nous bâtirons un partenariat plus profond ». De la Fuente a annoncé qu'il recevrait Albares en septembre à Mexico pour la visite retour.
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