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Diabète de type 1 : comment agit le premier médicament retardant son apparition

BBC Healthil y a 11 h
Un lecteur de glycémie et du matériel médical posés sur un bureau
Un lecteur de glycémie et du matériel médical posés sur un bureauPhoto: Artem Podrez / Pexels

Le service national de santé anglais (NHS) propose désormais le premier médicament capable de retarder l'apparition du diabète de type 1. Selon la BBC, cette immunothérapie peut offrir aux enfants comme aux adultes en moyenne trois années supplémentaires avant le recours à l'insuline, à condition d'être administrée avant que la maladie ne se soit pleinement déclarée.

Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune au cours de laquelle le système immunitaire attaque par erreur les cellules bêta du pancréas, productrices d'insuline. Contrairement au diabète de type 2, il n'est pas lié au mode de vie et se diagnostique le plus souvent dans l'enfance ou chez le jeune adulte. À mesure que ces cellules sont détruites, l'organisme ne parvient plus à réguler la glycémie et le patient devient dépendant de l'insuline à vie.

Le nouveau traitement vise à ralentir cette attaque immunitaire. Le médicament agit comme une immunothérapie qui atténue l'activité des cellules immunitaires, appelées lymphocytes T, responsables des dommages aux cellules bêta. Il retarde ainsi la destruction de ces cellules et permet à l'organisme de continuer à produire une partie de sa propre insuline plus longtemps.

Le médicament n'est pas un remède ; il n'arrête ni n'inverse la maladie. Il repousse le moment où l'affection devient cliniquement manifeste. Le délai moyen gagné, rapporte la BBC, est d'environ trois ans — une fenêtre précieuse, surtout pour les enfants, avant le début des injections quotidiennes d'insuline.

Le traitement s'adresse aux personnes à un stade précoce de la maladie. Les médecins ciblent les individus qui ne présentent pas encore de symptômes mais qui portent les auto-anticorps propres à la maladie dans les analyses sanguines et chez qui la régulation du sucre a commencé à se dégrader. Pour être efficace, le traitement suppose donc un dépistage très précoce.

Le diagnostic précoce reste un défi. Le diabète de type 1 n'est souvent diagnostiqué qu'une fois les symptômes — soif excessive, mictions fréquentes, perte de poids et fatigue — devenus évidents. À ce stade, une part importante des cellules bêta est déjà perdue et la fenêtre pour retarder le traitement est refermée.

Les experts estiment que le véritable potentiel du médicament se révélera avec des programmes de dépistage plus larges. Dépister les auto-anticorps chez les enfants à risque — par exemple ceux ayant un parent proche atteint de diabète de type 1 — pourrait permettre d'identifier les candidats avant l'apparition des symptômes.

La valeur du temps gagné n'est pas seulement pratique. Retarder l'insulinothérapie signifie que les jeunes enfants et leurs familles affrontent plus tard les contraintes quotidiennes que sont la surveillance de la glycémie, les injections et le risque d'hypoglycémie. Préserver les cellules bêta plus longtemps peut aussi faciliter le contrôle de la glycémie aux stades ultérieurs.

Le traitement comporte des risques et des effets secondaires. Les médicaments qui freinent le système immunitaire peuvent globalement accroître le risque d'infection, et les patients doivent être étroitement suivis pendant le traitement. Les médecins mettent en balance, pour chaque patient, le temps gagné et les effets indésirables possibles.

La décision du NHS est perçue comme le signe d'un glissement dans la prise en charge du diabète de type 1, de la simple gestion par l'insuline vers une modification du cours de la maladie. Selon les experts, si le médicament ne constitue pas à lui seul une révolution, il pose les bases d'une approche associant diagnostic précoce et immunothérapie.

Cet article est un résumé éditorial assisté par IA basé sur BBC Health. L'image est une photo d'archive de Artem Podrez sur Pexels.

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