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Santé

Un ressortissant français présente des symptômes après son retour du navire de croisière touché par l'hantavirus

BBC Healthil y a 4 h
Couloir d'hôpital désert menant à une unité d'isolement
Photo: Anton / Pexels

Une Française de 58 ans, de retour du MV Hondius, le navire de croisière au cœur de l'épidémie d'hantavirus, a été admise à l'hôpital Necker, à Paris. Selon Santé publique France, la patiente s'est présentée avec une fièvre de 38,6 degrés Celsius et une détresse respiratoire rapide ; elle a été placée en isolement et est traitée comme un cas possible d'hantavirus Andes.

L'agence indique que la patiente fait partie du groupe de 234 Français débarqués du navire le 28 avril. Les autorités précisent qu'elle partageait sa cabine avec un ressortissant néerlandais confirmé comme le troisième décès lié au bateau. Les tests sont réalisés au laboratoire de référence de l'Institut Pasteur, et un séquençage du génome servira à confirmer si le virus a bien été contracté à bord du Hondius.

La mise à jour la plus récente de l'Organisation mondiale de la santé situe à 31 le nombre de cas liés au Hondius, dont trois décès. Les cas concernent des ressortissants des Pays-Bas, de Belgique, d'Allemagne, de Singapour et du Royaume-Uni. L'hantavirus Andes se transmet normalement à l'homme par les populations de rongeurs au Chili et en Argentine ; les cas observés sur le Hondius représentent les premiers exemples documentés d'une transmission interhumaine de ce type. La souche a été désignée « Andes 1 ».

La ministre française de la Santé, Catherine Vautrin, a insisté sur le fait que le risque pour le grand public est faible : « Pour tout citoyen français qui n'a pas été à bord du Hondius, le risque de transmission est quasi nul. La question ne concerne que les contacts rapprochés. Notre précaution pour les citoyens se limite à une surveillance médicale. » Vautrin a noté que douze chercheurs de l'Institut Pasteur travaillaient à la cartographie épidémiologique des cas depuis le début de l'épidémie, en février.

La professeure Anastasia Lemoine, responsable de l'unité Fièvres hémorragiques de l'Institut Pasteur, a résumé pour BBC Health le comportement de la souche Andes 1 : « Les mutations qui confèrent la transmission interhumaine sont regroupées dans la région de la glycoprotéine G2. Nous observons actuellement des périodes d'incubation comprises entre 9 et 33 jours ; l'extrémité longue de cette plage signifie que de nombreux passagers rentrés peuvent avoir atteint leur domicile avant de présenter des symptômes. » Lemoine a indiqué que le test PCR rapide sur lequel Pasteur travaille sera distribué dans les dix jours à d'autres laboratoires de référence européens.

En réponse aux cas du Hondius, le système de santé français a activé un « protocole de surveillance hantavirus » dans huit ports. Les passagers débarquant à Marseille, Bordeaux et Cherbourg font l'objet d'un suivi quotidien par téléphone pendant 14 jours. Le haut fonctionnaire Cyrille Schott a déclaré au Monde que le système s'appuie sur l'infrastructure développée lors de la pandémie de COVID-19, bien avant l'apparition des premiers signes de l'épidémie en février.

Selon BBC News, la UK Health Security Agency britannique applique un dispositif de suivi similaire ; les autorités sanitaires de Singapour ont achevé deux séries de suivi médical pour les passagers singapouriens du navire. Le ministère singapourien de la Santé a annoncé que la deuxième série de tests, effectuée le 14 mai, était entièrement négative. C'est une évolution positive pour le pays ; toutefois, compte tenu de la longue durée d'incubation d'Andes 1, la période de surveillance a été étendue à 60 jours afin d'empêcher l'apparition tardive de cas.

L'opérateur du MV Hondius, Oceanwide Expeditions, a confirmé dans un communiqué que le navire avait atteint le port de Las Palmas et qu'il était sous surveillance du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC). L'entreprise a indiqué que pendant l'épidémie 117 passagers avaient été évacués du bateau et transférés à terre, à l'hôpital Bigastro de Las Palmas, pour observation. Le bateau ne reprendra du service qu'après approbation par l'ECDC de son protocole de nettoyage et de désinfection. Le dirigeant d'Oceanwide Expeditions Jorma Hansen a déclaré : « Nous fournirons un plan d'aide financière à nos passagers et à notre équipage, et nous exprimons notre profonde tristesse face aux pertes subies. »

Les 233 autres passagers français du groupe de surveillance médicale n'ont pour l'heure montré aucun symptôme. Santé publique France anticipe néanmoins que la période d'observation couvrira les trois prochaines semaines et que de nouveaux cas pourront émerger dans cet intervalle. Vautrin a demandé aux citoyens de ne pas s'inquiéter davantage : « Notre dispositif de surveillance fonctionne. Nous protégerons nos citoyens d'abord en les suivant, puis en les soignant si nécessaire. C'est l'un des tests les plus importants des systèmes de surveillance de santé publique dans le monde depuis dix ans. »

Le risque de cas d'Andes 1 à travers l'Europe continuera d'être surveillé. Les épidémiologistes réunis au siège de l'ECDC à Stockholm modélisent la dynamique potentielle de transmission communautaire. Les premières simulations de la littérature académique suggèrent un taux de reproduction (R) de 1,2 à 1,6 — comparable à une épidémie de grippe saisonnière. La porte-parole de l'ECDC, le Dr Andrea Ammon, indique que l'épidémie est classée à « risque moyen » pour la santé publique et que l'évaluation sera actualisée à mesure que les données évolueront.

Cet article est un résumé éditorial assisté par IA basé sur BBC Health. L'image est une photo d'archive de Anton sur Pexels.