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Santé

Épidémie d'Ebola en RDC et en Ouganda : 246 cas suspects et 65 décès signalés

Ars Technicail y a 1 h
Personnel hospitalier en équipement de protection en Afrique
Photo: RDNE Stock project / Pexels

L'Organisation mondiale de la santé a confirmé une nouvelle épidémie d'Ebola dans la région lacustre frontalière entre la République démocratique du Congo et l'Ouganda, causée par une souche rare du virus. Selon les chiffres communiqués, 246 cas suspects ont été identifiés et 65 personnes sont décédées. L'OMS a classé l'épidémie comme une urgence régionale le 14 mai.

L'origine de l'épidémie se situerait dans la province de l'Ituri, au nord-est de la RDC. Une carte de détection des cas diffusée par l'OMS montre les premiers cas autour du 5 mai dans un petit village rural, puis une diffusion vers la région de Kasese, dans l'ouest de l'Ouganda, par les déplacements transfrontaliers. Ces mouvements ont rendu plus difficile la circonscription de l'épidémie à une zone limitée.

La directrice régionale de l'OMS pour l'Afrique, Matshidiso Moeti, a déclaré aux journalistes : « Cette épidémie se distingue des précédentes par la confirmation précoce du variant du virus en cause. » La souche a été confirmée comme étant Bundibugyo, identifiée pour la première fois en Ouganda en 2007. La souche Bundibugyo est connue comme moins létale que la souche Zaïre, plus courante, mais elle reste capable de se propager rapidement.

Le directeur des Centers for Disease Control and Prevention américains a déclaré vendredi à Reuters que l'agence n'avait pu se coordonner formellement avec l'OMS que la veille, soit dix jours après la confirmation de l'épidémie. Les coupes opérées l'an dernier dans le budget de sécurité sanitaire mondiale du CDC pourraient avoir limité la rapidité de réaction des agences américaines.

Du côté de la réponse, des équipes de l'OMS ont entamé un travail coordonné avec les autorités sanitaires régionales des deux pays. Le vaccin Ervebo, stocké en RDC depuis 2019, est administré aux personnels de santé volontaires et aux contacts à haut risque dans les zones où les cas se concentrent. L'efficacité d'Ervebo a été rapportée jusqu'à 97 % dans les épidémies précédentes.

Le ministère ougandais de la Santé a annoncé l'installation d'unités d'isolement temporaires dans les districts de Kasese et de Bundibugyo. La ministre Jane Ruth Aceng a écrit sur X : « Notre population a l'expérience d'Ebola, mais la rapidité de réaction dépend du maintien des capacités de traçage des contacts. » L'Ouganda avait géré 142 cas lors de l'épidémie de la souche Soudan de 2022-2023 à l'aide d'un protocole détaillé.

La gestion des déplacements transfrontaliers est un volet critique pour contenir l'épidémie actuelle. Deux postes-frontières ouverts entre le Congo et l'Ouganda le mois dernier ont vu réintroduire le dépistage thermique et les registres de déplacements. Côté liaisons aériennes, les autorités de l'aéroport international d'Entebbe ont indiqué qu'il n'y avait pas lieu de prendre des mesures internes au-delà des vols originaires de la région de Kasese.

L'OMS a précisé qu'il n'existe pas de traitement homologué pour la souche Bundibugyo, mais qu'Ervebo pourrait offrir une certaine protection croisée. Lors de l'épidémie ougandaise de 2007, la létalité de cette souche avait été estimée à environ 40 %. Le taux d'environ 26 % observé pour l'instant pourrait refléter la phase précoce de la courbe.

Parmi les pays voisins, le Rwanda et la Tanzanie ont accru leurs capacités de dépistage aux frontières ; le Burundi a annoncé avoir triplé son personnel sanitaire à ses postes congolais. Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies a recommandé aux citoyens de l'UE voyageant dans ces zones de réduire les contacts et de suivre les alertes sanitaires locales.

L'OMS a indiqué qu'elle publierait des mises à jour quotidiennes et qu'elle avait demandé 11 millions de dollars de financement supplémentaire pour la région. La coordination des donateurs devrait être précisée dans les 72 heures à venir. La direction prise par la courbe épidémique dans les prochaines semaines sera évaluée à l'aune des capacités de traçage et du rythme de vaccination Ervebo.

Cet article est un résumé éditorial assisté par IA basé sur Ars Technica. L'image est une photo d'archive de RDNE Stock project sur Pexels.