Santé

Un mystérieux virus a commencé à tuer des chevaux, puis des humains : ce que le virus Hendra a appris aux scientifiques sur la transmission zoonotique

Guardian Healthil y a 2 h
Silhouette d'une chauve-souris renard volant au crépuscule
Silhouette d'une chauve-souris renard volant au crépusculePhoto: Will Mu / Pexels

En 1994, à Hendra, une banlieue de Brisbane, en Australie, un groupe de chevaux de course a soudainement commencé à mourir d'une maladie inexpliquée. Peu après, un entraîneur de chevaux ayant été en contact étroit avec les animaux est tombé malade de la même maladie mystérieuse et en est mort. Le virus responsable, jamais rencontré auparavant par la science, a ensuite été nommé d'après le lieu où l'épidémie s'est produite : le virus Hendra.

Adapté d'un nouveau livre, ce récit décrit comment cet événement est devenu une énigme pour les scientifiques. Alors que les chercheurs remontaient à l'origine du virus, la piste a finalement mené aux renards volants, de grandes chauves-souris frugivores qui jouent un rôle écologique important en Australie et dont on a découvert qu'elles portaient le virus sans elles-mêmes tomber malades.

Selon les scientifiques, le saut du virus des chauves-souris aux chevaux, puis des chevaux aux humains, constitue un exemple typique d'un processus appelé transmission zoonotique. Ce terme décrit les situations dans lesquelles un agent pathogène qui réside normalement dans une espèce animale, généralement sans y causer de maladie, passe dans une autre espèce — parfois via un hôte intermédiaire, parfois directement — où il peut provoquer une maladie grave.

Les chercheurs ont commencé à se demander pourquoi les chauves-souris peuvent porter de tels virus sans tomber malades. Des études scientifiques suggèrent que le système immunitaire des chauves-souris a évolué pour faire face au stress métabolique élevé généré pendant le vol, une adaptation qui pourrait également avoir produit une tolérance unique à l'infection virale. Cette caractéristique est considérée comme faisant des chauves-souris un réservoir naturel pour de nombreux virus zoonotiques.

Bien que le cas du virus Hendra ait été considéré à l'époque comme un événement relativement isolé, les scientifiques le considèrent aujourd'hui, avec le recul, comme un signal précoce d'un schéma beaucoup plus large. Selon l'auteur du livre et les chercheurs du domaine, l'expansion des populations humaines, la déforestation et le rétrécissement des habitats fauniques amènent les populations humaines à entrer en contact plus fréquent avec des populations animales — et les agents pathogènes qu'elles transportent — que les humains rencontraient auparavant rarement.

Les chercheurs notent que l'étude du virus Hendra a contribué à jeter les bases de la compréhension d'autres virus transmis par les chauves-souris apparus dans les années suivantes, notamment le virus Nipah et, plus tard, certains agents pathogènes de la famille des coronavirus. Au sein de la communauté scientifique, le virus Hendra est cité comme l'un des précurseurs de la science actuelle de la transmission zoonotique ; les experts soulignent toutefois que cela doit être lu comme une étude de cas et un signal d'alerte précoce, et non comme une affirmation causale directe selon laquelle il aurait « déclenché » l'ère des coronavirus.

Les enseignements tirés de l'épidémie du virus Hendra contribuent aujourd'hui directement à la conception des systèmes de surveillance des maladies animal-humain. Les scientifiques soutiennent que la surveillance régulière des populations sauvages, en particulier des colonies de chauves-souris, et la détection précoce des événements potentiels de transmission zoonotique sont essentielles pour prévenir de futures épidémies.

Un vaccin équin développé en Australie à la suite de l'épidémie est devenu l'un des premiers vaccins commerciaux à protéger les animaux contre le virus Hendra. Ce vaccin vise à rompre la chaîne de transmission du virus vers les humains via les chevaux, et il est cité comme un exemple d'intervention préventive contre les maladies zoonotiques du point de vue de la santé publique.

Selon le récit du livre, le cas du virus Hendra constitue une leçon précoce pour les scientifiques — un rappel que les déséquilibres créés par l'activité humaine dans des écosystèmes naturels complexes peuvent produire des conséquences inattendues, et parfois mortelles. Les chercheurs soulignent que ce type d'études de cas doit rester au cœur des efforts de préparation aux futures épidémies.

Cet article est un résumé éditorial assisté par IA basé sur Guardian Health. L'image est une photo d'archive de Will Mu sur Pexels.

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