Les patients sous GLP-1 comme Ozempic bougent moins, selon une nouvelle étude

Les agonistes du récepteur GLP-1, classe qui comprend le sémaglutide (Ozempic, Wegovy) et le tirzépatide (Mounjaro, Zepbound), ont permis une perte de poids efficace pour des millions de personnes dans le monde. Mais une nouvelle étude synthétisée par Science Daily montre que les patients sous ces médicaments réduisent fortement leur activité physique quotidienne, ravivant le débat sur la part de poids perdue en graisse et celle perdue en muscle.
L'étude a suivi le nombre de pas, l'intensité moyenne de mouvement par minute et la durée hebdomadaire d'activité modérée à intense. Les auteurs rapportent une baisse mesurable de l'activité quotidienne dans les trois premiers mois de traitement. La diminution s'observe aussi bien chez les anciens sportifs que chez les sédentaires.
Les chercheurs attribuent la tendance à deux mécanismes. Le premier est la suppression de l'appétit. Comme les GLP-1 agissent sur les centres de la faim et de la satiété, les patients mangent moins et la dépense énergétique chute. Le second est la fatigue et une légère faiblesse musculaire. Le profil d'effets indésirables, en particulier dans les premières semaines, comprend nausées et baisse d'énergie, qui éloignent de l'exercice.
La conséquence clinique la plus significative est que la perte de masse musculaire peut représenter jusqu'à la moitié du poids perdu. Des analyses antérieures de données de phase 3 allaient déjà dans le même sens. Le muscle ne sert pas seulement à la force ou à l'apparence : il est crucial pour le métabolisme du glucose, le métabolisme basal, l'équilibre et la prévention des chutes. Les conséquences à long terme sont particulièrement sensibles après 60 ans.
C'est pourquoi les recommandations cliniques récentes préconisent d'associer aux GLP-1 un programme d'exercice structuré. Le renforcement musculaire (résistance) est la priorité claire : des séances de 30 à 45 minutes ciblant les grands groupes musculaires au moins deux fois par semaine réduisent de manière mesurable la perte de muscle chez les patients traités. L'activité aérobie à faible impact, marche, vélo, natation, soutient la dépense quotidienne.
La seconde recommandation est un apport protéique suffisant. Les nutritionnistes proposent aux patients sous GLP-1 un objectif de 1,2 à 1,6 gramme par kilo de poids et par jour, réparti sur trois ou quatre repas. Avec une baisse d'appétit, les protéines liquides, les œufs, le poisson et les légumineuses sont des moyens pratiques d'atteindre la cible.
L'étude suggère que les patients n'"oublient" pas de bouger une fois sous traitement : bouger devient plus difficile. Le message des cliniciens est simple : garder en mouvement un corps qui mincit est essentiel pour équilibrer les effets indésirables qui accompagnent les bénéfices du médicament.
Les observations selon lesquelles le poids tend à revenir à l'arrêt du traitement vont dans le même sens. Les habitudes d'exercice prises au début facilitent le maintien du muscle et de la résilience métabolique lorsque le médicament est arrêté.
Les cliniciens encouragent aussi un dialogue ouvert entre patients et médecins : le plan d'exercice doit être adapté à l'histoire médicale, avec l'avis d'un kinésithérapeute ou d'un physiologiste de l'exercice si une maladie cardiaque, des problèmes orthopédiques ou d'équilibre sont présents. Les GLP-1 sont puissants, mais utilisés seuls, ils n'expriment pas tout leur potentiel.
Cet article ne constitue pas un avis médical. Pour toute question sur les GLP-1 et la planification de l'exercice, consultez votre propre médecin.
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