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Sport

Quatre minutes de chaos VAR dans Arsenal-West Ham pourraient redéfinir la saison anglaise

BBC Sportil y a 4 h
Stade de Premier League sous les projecteurs lors d'un match en soirée
Photo: Huy Phan / Pexels

La victoire 2-1 d'Arsenal face à West Ham à l'Emirates restera moins comme un match de football conventionnel que comme l'un des tests les plus marquants de la technologie d'assistance vidéo en Premier League. Entre la 78e et la 82e minute, trois interventions distinctes du VAR se sont enchaînées, deux occasions de but ont été réévaluées et une décision de penalty a été annulée. Selon les notes de BBC Sport au bord du terrain, le staff d'Arsenal a suivi chaque seconde devant l'écran en retenant son souffle.

Une demi-heure plus tôt, la soirée se déroulait pourtant calmement pour les locaux. Le but de Bukayo Saka à la 58e minute avait placé Arsenal en tête. Mais l'égalisation de West Ham, signée Jarrod Bowen, a été au cœur de la première intervention du VAR. L'arbitre Anthony Taylor avait initialement validé le but, mais après le tracé des lignes de hors-jeu, l'épaule de Bowen est apparue légèrement devant le dernier défenseur, et le but a été refusé. Les protestations du manager de West Ham Graham Potter sont restées sans réponse.

La deuxième intervention est venue quelques instants plus tard. Un duel dans la surface d'Arsenal, où Gabriel Magalhães a touché Mohammed Kudus, a d'abord été sanctionné d'un penalty par Taylor. L'équipe du VAR a estimé que le contact avait eu lieu hors de la surface et que Kudus avait quelque peu accentué sa chute. La décision a été rapportée. Deux annulations consécutives de cette ampleur dans un même match sont d'une rareté exceptionnelle dans l'histoire de la Premier League.

Le troisième et probablement le plus disputé de ces moments est survenu à la 82e minute, après un corner tiré par Leandro Trossard. La tête de William Saliba semblait à première vue offrir un 2-0 à Arsenal. L'arbitre a couru vers le rond central, avant d'être rappelé devant l'écran : un joueur d'Arsenal aurait gêné la ligne de vision du gardien de West Ham dans la surface. Au terme de trois minutes d'examen, le but a été accordé. Mikel Arteta a remercié, en conférence d'après-match, les arbitres VAR pour leur « courage ».

Les statistiques de la ligue montrent que le VAR a modifié 87 décisions cette saison en Premier League. Le rapport du PGMOL (Professional Game Match Officials Limited) évalue à 96 % la justesse des décisions des arbitres sur le terrain, mais la marge d'erreur sur les cas qui exigent une revue VAR peut atteindre 8 %. Ce chiffre est nettement inférieur aux 14 % mesurés il y a quatre saisons, lors de l'introduction du dispositif.

Au-delà de la dimension technique, les conséquences émotionnelles font débat. Les supporters d'Arsenal ont essuyé trois déceptions successives dans la course au titre ; le scénario de la saison s'est ravivé lorsque Manchester City a battu Brentford 3-0 pour maintenir la pression. Il reste à Arsenal quatre matches : Tottenham, Newcastle, Liverpool et Manchester United. West Ham, à deux points seulement de la zone de relégation, défend prudemment la dernière ligne droite.

L'analyste de BBC Sport Steve Wilson a déclaré : « L'accumulation de décisions contestées éprouve la patience des supporters. » Pour lui, le problème n'est pas la technologie elle-même mais l'écart d'interprétation entre la décision sur le terrain et l'intervention du VAR. « Si un arbitre a manqué une erreur évidente, le VAR doit intervenir. Mais sur les décisions subjectives, le dernier mot doit rester à l'arbitre sur la pelouse », a-t-il dit.

Du côté de West Ham, les réactions ont été plus tranchantes. Potter, en conférence d'après-match, a souligné que les trois décisions avaient été contre son équipe : « Les décisions de hors-jeu, soit, je l'accepte. Mais la question de la ligne de vision du gardien relevait du jugement, et le jugement appartient à l'arbitre. Les caméras ne montrent pas toujours la vérité. » Le directeur général de la Premier League, Richard Masters, doit rencontrer la semaine prochaine le corps arbitral ; la règle de la ligne de vision figurera, dit-on, à l'ordre du jour.

Pour les supporters d'Arsenal, le résultat compte davantage que la méthode. L'équipe d'Arteta vise un premier titre de champion depuis plus de quatre ans. Le prochain affrontement avec Liverpool sera décisif : seul un point sépare les deux équipes en tête. La tâche de West Ham est plus simple à formuler : se maintenir. Leurs deux prochains matches, contre Brighton et Crystal Palace, pourraient être la dernière occasion d'éviter une frayeur similaire à celle de la saison passée.

Les anecdotes de vestiaires d'après-match traduisent parfaitement le déséquilibre. Dans celui d'Arsenal, les ralentis des trois actions ont été repassés en boucle. Chez West Ham, l'égalisation refusée de Bowen a alimenté tard dans la soirée le débat de savoir si le contact provenait de l'épaule ou du coude. À l'approche du dénouement spectaculaire de la saison, ce n'est plus une exagération de dire que les premiers rôles reviennent autant aux quatre arbitres de la salle VAR qu'aux onze joueurs sur le terrain.

Cet article est un résumé éditorial assisté par IA basé sur BBC Sport. L'image est une photo d'archive de Huy Phan sur Pexels.