Verstappen laisse entrevoir une prolongation en F1 alors que la course va 'revenir à la normale' avec le règlement 2027

Max Verstappen a livré ses mots les plus directs sur son avenir en Formule 1 lors de la journée presse du Grand Prix du Canada à Montréal. "Je suis en F1 pour courir. Si la réglementation 2027 ramène vraiment la course, je reste. J'attendrai encore 18 mois pour le dire avec certitude."
Le quadruple champion du monde est sous contrat avec Red Bull jusqu'à fin 2028. Il a néanmoins formulé deux critiques publiques ces derniers mois : l'architecture hybride lourde de la formule de groupe propulseur 2026, et ce qu'il appelle un retour de retour-direction plus lent ces trois dernières saisons. Selon Verstappen, "les doigts du pilote rétrécissent dans les décisions du moteur."
Le paquet de règles 2027 a été confirmé à la commission technique de la FIA en mai. Ses six axes : une réduction de masse (nouvelle minimale 745 kg, contre 800 kg), une simplification de l'aérodynamique active, des largeurs de pneus réduites de 4 % (avant 285 mm, arrière 365 mm), une part d'assistance électrique baissée de 50 % à 30 %, des rapports de boîte sélectionnables par le pilote, et un angle de braquage plus large. Les deux points que Verstappen privilégie sont la perte de masse et la baisse de la part électrique.
La récente analyse de Damon Hill pour BBC Sport a lu différemment le ton de Verstappen. Hill a décrit les réponses post-course du Néerlandais comme "de nouveau énergiques" et l'a relié à des données de chronométrage encourageantes du programme d'essais Red Bull à Spielberg. Les simulations de longue distance sur la RB22 actuelle, avant le passage au banc d'essai F2027, signalent aux ingénieurs que le paquet course 2026 atteint une enveloppe.
Les contacts indirects avec Mercedes sont dans l'actualité depuis un moment. La courte conversation de paddock entre Toto Wolff et Jos Verstappen à Spielberg a été captée par Sky Sports ; aucune des deux parties n'a commenté son contenu. Mercedes apparaît comme le projet moteur 2027 le plus avancé, ayant développé sa technologie de compression hybride avec Honda. Le directeur technique James Allison a évoqué dans une déclaration récente le fait d'"évaluer des options de premier rang."
Le clin d'œil de Verstappen à Lewis Hamilton est aussi resté en mémoire. "Je suis Lewis. La décision de rester en F1 se règle en partie sur un calcul sportif et en partie sur des informations de santé et de famille." Hamilton a déclaré à Sky Sports F1 la semaine dernière : "Il y a des gens qui essaient de me faire prendre ma retraite, mais je déciderai moi-même quand je partirai." La conversation indirecte entre les deux champions est un fil rouge de la couverture F1 ce mois-ci.
Un fil parallèle du week-end est l'horizon contractuel de George Russell. Mercedes a le pilote britannique de 27 ans sous contrat jusqu'à fin 2026. La lecture "Wolff-Verstappen" de Spielberg affecte directement les négociations de prolongation de Russell. Il a déclaré à Sky Sports F1 : "Ma relation avec Toto est solide, il y a beaucoup de bruit extérieur" ; il a répété une formulation similaire à la conférence presse FIA cette semaine à Montréal.
Le président de la FIA Mohammed Ben Sulayem a abordé directement le paquet 2027. "Nous avons conçu ce paquet pour rester fidèles à l'essence de la course. Nous voulons faire pencher l'équilibre entre pilote et ingénieur en faveur du pilote", a-t-il dit. Ces propos se lisent comme une réponse directe aux griefs de Verstappen ; le dialogue FIA-Verstappen connaît un réchauffement mesuré depuis 18 mois.
Le Grand Prix du Canada se court dimanche, 70 tours du circuit Gilles-Villeneuve. Les prévisions météo annoncent 22 °C, une pluie légère le matin et un après-midi dégagé. Le plan de réglage Red Bull abaisse la garde au sol de 1 mm ; sur les trois derniers Grands Prix à garde au sol abaissée, la RB22 a gagné 18 % en tenue d'usure pneumatique. La vraie lecture de la course se fera dans le duel pour le titre 2026 avec Lando Norris de McLaren plutôt que pour 2027.
La phrase de Verstappen à la sortie de Montréal : "J'attendrai pour parler de l'avenir. Mais j'aimerais courir en F1 encore de longues années — si les règles le permettent." À quatorze mois de l'échéance, le pilote néerlandais reste au centre du triangle FIA-Red Bull-Mercedes.