Le pétrole via Ormuz pourrait ne pas retrouver son niveau d'avant-guerre
Selon des analystes pétroliers, les volumes transitant par Ormuz avant la guerre avec l'Iran pourraient ne revenir que progressivement. Primes d'assurance, déroutements et le nouveau régime iranien de permis de transit composent une couche structurelle de coûts.

Selon CNBC, même si le trafic pétrolier dans le détroit d'Ormuz se normalise progressivement après la guerre avec l'Iran, un retour rapide aux volumes d'avant-guerre semble improbable. Le détroit voit transiter plus de 20 millions de barils par jour, soit environ un cinquième du commerce maritime mondial du pétrole; toute perturbation se traduit en volatilité sur les indices internationaux.
Selon les analystes cités par CNBC, trois facteurs structurels jouent désormais. D'abord, les assureurs de risque de guerre comme Lloyd's maintiennent des primes au-dessus des niveaux d'avant-guerre; ensuite, de grands armateurs ayant détourné des navires par le cap de Bonne-Espérance sont liés par des contrats à long terme; enfin, le nouveau régime iranien impose une coordination et un permis pour chaque transit. Téhéran a annoncé un traitement préférentiel pour les navires russes et chinois.
Le Brent s'échangeait autour de 90 dollars le 30 mai, tandis que des institutions comme Goldman Sachs anticipent une fourchette de 92 à 99 dollars au troisième trimestre. Cet article relève de l'information journalistique et ne constitue pas un conseil en investissement; consultez un conseiller agréé pour vos décisions personnelles.
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