Les économies du Golfe subiront un impact durable du conflit iranien
Selon une analyse de l'Institute of International Finance citée par la BBC, le PIB des six pays du Golfe pourrait perdre 1,2 à 2 points sur trois ans.

Les économies du golfe Persique subiront un poids durable sur leur croissance même si la guerre en Iran prend fin dans les prochaines semaines, conclut une analyse de l'Institute of International Finance citée par la BBC. Le rapport estime que la croissance du PIB réel des six États du Conseil de coopération du Golfe pourrait être inférieure de 1,2 à 2 points sur trois ans, en raison du transport maritime perturbé, de méga-projets différés et de coûts d'assurance accrus.
Le détroit d'Ormuz, par lequel transite environ un cinquième du pétrole maritime, a vu son trafic quotidien de pétroliers baisser d'environ 25% depuis l'escalade du conflit; le Lloyd's de Londres classe désormais la région comme 'à risque additionnel élevé'. Selon la BBC, le PIF saoudien et Mubadala d'Abou Dabi ont suspendu plusieurs décisions de projets non essentiels; le Qatar et Oman ont, eux, maintenu leurs investissements GNL et cuivre.
L'IIF prévient que les coûts d'emprunt souverain du CCG pourraient grimper si le conflit dure au-delà de l'été, notamment pour Bahreïn et Oman. L'Arabie saoudite conserve un solide coussin budgétaire et pourrait mieux absorber le choc; toutefois, son plan Vision 2030 de 1 500 milliards de dollars devra arbitrer plus serré. Le pétrole reste une variable clé : une nouvelle flambée compenserait en partie la perte de croissance.
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