Le Premier ministre pakistanais Sharif en visite à Pékin, médiation Moyen-Orient à l'ordre du jour
La visite officielle de deux jours du Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif à Pékin vendredi a placé le rôle pakistanais de médiation entre les États-Unis et l'Iran ainsi que la deuxième phase du Corridor économique Chine-Pakistan (CPEC, environ 7,8 milliards de dollars) au cœur de l'agenda. Sharif a rencontré le président Xi Jinping et signé sept accords avec le Premier ministre Li Qiang.

La visite de deux jours du Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif à Pékin, débutée vendredi, a placé au centre de l'agenda le rôle médiateur du Pakistan dans les pourparlers indirects entre les États-Unis et l'Iran, ainsi que la phase 2 du Corridor économique Chine-Pakistan (CPEC, soit environ 7,8 milliards de dollars). Sharif a été reçu au Palais du Peuple par le président Xi Jinping ; sept accords signés avec le Premier ministre du Conseil d'État Li Qiang couvrent notamment l'extension d'autoroutes, la modernisation du chantier naval du port de Karachi, un investissement conjoint dans les télécoms et un cadre de swap de 1,8 milliard de dollars en renminbis.
La porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Mao Ning a déclaré lors du point presse quotidien à Pékin : « Nous apprécions le travail constructif du Pakistan au Moyen-Orient. » Le ministre pakistanais des Affaires étrangères Ishaq Dar a indiqué que lors de l'entretien en tête-à-tête entre Sharif et Xi, il a demandé « le soutien de la Chine à la position pakistanaise lors du vote de mardi au Conseil de sécurité de l'ONU sur l'Iran ». L'analyste d'Asia Society Mosharraf Zaidi affirme que « Sharif positionne la Chine non comme un contrepoids des États-Unis, mais comme garant tiers entre Téhéran et Washington ».
La phase 2 du CPEC comprend un terminal GNL de 920 millions de dollars à Gwadar, une aciérie de 1,2 milliard dans la zone industrielle du Pendjab et un développement minier cuivre-or de 2,1 milliards au Baloutchistan. La dette CPEC du Pakistan dépasse désormais 28 milliards de dollars (environ 18 % de la dette extérieure totale) ; le directeur exécutif FMI pour le Pakistan Nathan Porter confirme que les accords sont « compatibles avec le cadre budgétaire ». La roupie pakistanaise a clôturé à 287,40 et l'indice KSE-100 a progressé de 1,4 %. Ceci n'est pas un conseil en investissement ; les évolutions géopolitiques régionales peuvent influer sur la volatilité des marchés.
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