L'économie britannique se contracte au deuxième trimestre sous l'effet de la guerre en Iran
L'économie britannique s'est contractée de 0,2 % au deuxième trimestre, sous l'effet du choc énergétique lié à la guerre en Iran et d'un repli du moral des ménages. L'Office for National Statistics indique que le ralentissement des services est le principal facteur. L'Office for Budget Responsibility a divisé par deux sa prévision annuelle de croissance.

L'économie britannique s'est contractée de 0,2 % au deuxième trimestre, sa première baisse trimestrielle depuis le rebond post-confinement. Selon l'Office for National Statistics (ONS), les services ont reculé de 0,3 % tandis que l'industrie progresse de 0,1 %. Liz McKeown, économiste à l'ONS, déclare que « le choc énergétique de la guerre en Iran s'est ajouté à des taux d'intérêt élevés et pèse clairement sur la consommation ».
L'Office for Budget Responsibility (OBR) a abaissé sa prévision de croissance 2026 de 1,1 % à 0,5 %. La chancelière de l'Échiquier Rachel Reeves a indiqué qu'elle pourrait assouplir la règle budgétaire lors du budget d'automne en novembre ; la livre a clôturé en baisse de 0,8 % face au dollar. L'ancien chef économiste de la Banque d'Angleterre Andy Haldane a déclaré à la BBC que « même en évitant la récession, la croissance perdue se fera sentir pendant des années ».
Reeves a aussi confirmé que le Royaume-Uni mettrait fin à toutes les importations de gazole et de kérosène russes d'ici la fin de l'année. L'objectif est de protéger les recettes face à la volatilité des prix du pétrole que pourrait apporter une réouverture du détroit d'Ormuz. La Confédération britannique de l'industrie (CBI) qualifie ces chiffres d'« attendus mais tout aussi décevants ». Ceci n'est pas un conseil en investissement.
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