De la fuite des guerres à la Coupe du monde : les joueurs réfugiés réécrivent l'histoire africaine du football
Dans un grand reportage de BBC Africa, le défenseur de l'Allemagne et du Real Madrid Antonio Rüdiger raconte la fuite de sa famille pendant la guerre civile en Sierra Leone et leur reconstruction à Berlin. Selon les données du HCR citées dans l'article, 31 joueurs de la Coupe du monde 2026 sont nés de parents réfugiés ou ont eux-mêmes migré. Rüdiger porte une campagne appelant les gouvernements à reconsidérer leurs politiques migratoires.

Dans le reportage de BBC Africa, Rüdiger raconte comment son frère a survécu au déclenchement de la guerre civile de Sierra Leone en 1994 en se cachant dans un sac de riz. « Pour notre génération, le football n'était pas une évasion, c'était un moyen de préserver l'identité », dit-il, attribuant son parcours au centre communautaire berlinois où sa famille s'est installée. La BBC s'est aussi entretenue avec le gardien anglais d'origine sénégalaise Edouard Mendy, qui soutient l'initiative.
Les données du HCR citées dans l'article montrent que 4 % des joueurs du tournoi 2026 ont un parcours de réfugié, soit presque le double par rapport à la Russie en 2018. Le président de la Fédération ghanéenne, Kurt Okraku, juge que les académies du continent, travaillant avec des talents déplacés, dessinent un nouveau modèle.
Rüdiger porte la campagne Football Without Borders, qui réclame des procédures d'asile européennes accélérées et un accès à la scolarité pour les jeunes athlètes. Le président de l'UEFA Aleksander Ceferin a publié un message de soutien. La ministre allemande de l'Intérieur, Nancy Faeser, a dit « respecter » la campagne tout en soulignant que la politique migratoire reste nationale.
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