Israël lance de nouvelles frappes aériennes sur le Liban malgré les critiques de Trump
L'armée de l'air israélienne a frappé plusieurs positions dans le sud du Liban quelques jours seulement après l'annonce de l'accord-cadre entre les États-Unis et l'Iran. Malgré l'administration Trump qui qualifie ces frappes de « mal calibrées », Israël indique qu'il continuera à viser les positions du Hezbollah.

Le bureau de la BBC à Beyrouth rapporte que les frappes visaient des sites présumés de stockage d'armes dans les districts de Tyr et de Bint Jbeil. Le ministère libanais de la Santé a fait état de trois civils tués et de huit blessés. Les Forces de défense israéliennes affirment que les cibles font partie de « l'infrastructure de réarmement du Hezbollah ».
Un porte-parole du département d'État américain a dit que Washington appelait à la retenue pour éviter « des actions unilatérales susceptibles de fragiliser le cadre conclu avec l'Iran ». Des responsables de la Maison Blanche ont indiqué que le président s'était entretenu directement à deux reprises avec le gouvernement Netanyahu ces dernières 48 heures. Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a répondu sur les réseaux sociaux qu'aucun « acteur extérieur ne dictera les décisions sécuritaires du cabinet ».
L'armée libanaise a réitéré ses avertissements concernant la mission d'observation onusienne FINUL, qui surveille le retrait du Hezbollah au nord du fleuve Litani et dont le mandat expire en fin de mois. L'AFP rapporte que la France a rédigé un texte au Conseil de sécurité demandant une prolongation temporaire jusqu'en septembre 2026. Dans la zone frappée, les rues se sont vidées et des familles ont été vues se dirigeant vers le nord, en direction du littoral de Tyr.
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