Afrique

Le Niger se retire de la Cour pénale internationale qu'il accuse de néocolonialisme

Le gouvernement militaire du Niger a officiellement annoncé son retrait du Statut de Rome de la Cour pénale internationale. Appelant le Mali et le Burkina Faso à faire de même, le gouvernement a qualifié la Cour d'« instrument de répression néocoloniale dirigée contre l'Afrique ».

Vue extérieure d'un palais de justice dans des tons gris
Vue extérieure d'un palais de justice dans des tons grisPhoto: Phil Evenden / Pexels
BBC Africail y a 2 h

Le ministre nigérien de la Justice Alio Daouda a annoncé mardi à Niamey que le retrait du Statut de Rome avait été publié au journal officiel et notifié au Secrétaire général des Nations unies. En vertu du statut, le retrait prend effet un an après notification.

Le gouvernement militaire s'est progressivement éloigné de la France, de la CEDEAO et des institutions occidentales depuis le coup d'État de 2023. Daouda a accusé la CPI de partialité, soulignant que « sur les 32 affaires ouvertes par la Cour depuis sa création, 29 ont visé des dirigeants africains ». Un porte-parole de la CPI a qualifié l'annonce de « regrettable, mais elle ne change pas la base judiciaire des poursuites en Afrique ».

Le Mali et le Burkina Faso n'ont pas encore annoncé de démarche concrète, mais l'Alliance des États du Sahel formée par les trois pays examinera la question à Bamako en septembre. La Commission européenne a annoncé un « examen strict » du soutien budgétaire accordé aux trois nations. Human Rights Watch a averti que la décision réduit les options de redevabilité pour les victimes de la région.

Source : BBC Africa
Cet article est un résumé éditorial assisté par IA de l'article original publié par BBC Africa. L'image est une photo d'archive de Phil Evenden sur Pexels et ne provient pas de l'article original.

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