Les premiers pétroliers iraniens quittent la zone de blocus américaine avant les pourparlers
Quatre pétroliers iraniens ont quitté la zone de contrôle de la marine américaine hors du détroit d'Ormuz et mis le cap sur les marchés mondiaux. C'est le signe le plus concret à ce jour que Téhéran et Washington se préparent à des pourparlers de fond après leur récent accord.

Selon Al Jazeera, les pétroliers étaient amarrés au terminal iranien de l'île de Khark depuis trois semaines. Les manifestes de cargaison indiquent un total de 3,8 millions de barils de brut à destination de Singapour et du port chinois de Ningbo. La Ve flotte de l'US Navy a confirmé directement le transit et précisé que la zone de contrôle supplémentaire avait été temporairement réduite.
Le ministre iranien du Pétrole, Mohsen Paknejad, a qualifié ce mouvement de « début du rétablissement de la souveraineté économique ». Un porte-parole du département du Trésor américain a indiqué que les sanctions secondaires visant Téhéran étaient examinées au niveau technique dans le processus de négociation. Reuters rapporte que Sinopec et Indian Oil Corporation ont préacheté certaines cargaisons.
Le Brent a évolué dans une fourchette étroite après l'annonce. Les marges de raffinage asiatiques ont réagi positivement, tandis que les marges européennes ont subi une légère pression. La prochaine réunion technique américano-iranienne devrait avoir lieu la semaine prochaine à Doha, avec en tête de l'ordre du jour l'allègement des sanctions énergétiques.
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