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Santé

Le ministère sud-africain de la Santé confirme la souche Andes de l'hantavirus dans les cas du MV Hondius

BBC Healthil y a 3 h
Microscope et analyse d'échantillons dans un laboratoire de biosécurité
Photo: Kindel Media / Pexels

Le ministère sud-africain de la Santé a confirmé que deux cas liés au foyer du MV Hondius ont été provoqués par la souche Andes de l'hantavirus. Le ministère indique que les tests de laboratoire menés à l'Institut national des maladies transmissibles (NICD), à Pretoria, ont permis d'identifier la souche de manière définitive.

Le paquebot avait fait escale dans des ports sud-africains plus tôt dans son itinéraire, sur le retour d'une saison antarctique, ce qui a placé le système de surveillance épidémiologique en alerte. La confirmation du NICD étaye l'hypothèse d'une source patagonne : la souche Andes est principalement portée par Oligoryzomys longicaudatus, présent dans les régions patagonnes du Chili et de l'Argentine.

Un porte-parole du ministère a déclaré à la BBC : « Nos résultats seront recoupés avec l'Organisation mondiale de la santé et le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies. » Des échantillons ont également été envoyés à un laboratoire de référence au Chili. Le ministère indique que des analyses complémentaires viendront étayer le registre génomique officiel.

La souche Andes est la seule variante d'hantavirus pour laquelle une transmission entre humains a été documentée. Même dans son aire endémique, ce mode de transmission reste rare. La littérature de santé publique cite souvent l'épisode de 1996 à El Bolsón, en Argentine, qui a touché une vingtaine de personnes.

Dans l'analyse des cas à bord, le NICD précise que les données de séquençage génomique correspondent étroitement aux variantes connues de la souche Andes. Le séquençage peut aider à identifier l'origine précise dans l'aire de répartition. Les résultats seront diffusés une fois la relecture par les pairs achevée.

L'annonce du ministère fait suite au communiqué de l'OMS sur les trois décès recensés durant la traversée. L'OMS a indiqué que deux des cas confirmés à bord provenaient d'une transmission entre humains, qualifiant l'épisode de « peu fréquent ». La confirmation du NICD fournit désormais la base scientifique à cette identification.

Les autorités sanitaires locales en Afrique du Sud ont appliqué une période d'observation de 14 jours aux passagers arrivant dans les ports du nord du pays. Aucun cas local actif n'est connu ; le ministère précise que le virus n'est pas présent en Afrique du Sud et que la surveillance se poursuit à titre préventif.

Le tableau clinique de l'infection par la souche Andes comprend fièvre, douleurs musculaires, céphalées et vomissements ; 35 à 40 % des cas peuvent évoluer vers un syndrome pulmonaire à hantavirus. Les médecins du NICD soulignent qu'il n'existe pas d'antiviral approuvé contre cette souche, mais qu'une prise en charge précoce améliore très sensiblement la survie.

Selon les experts, la confirmation d'une transmission entre humains constitue un signal mondial important. Le ECDC et les CDC ont engagé une révision des protocoles aux frontières et des règles de déclaration nationales. Le NICD précise qu'il mettra ses données à disposition des équipes de recherche internationales.

L'Afrique du Sud a également annoncé qu'une ligne budgétaire spécifique du budget 2026 servira à renforcer ses capacités épidémiologiques. Le ministère met en avant le statut du NICD comme laboratoire de référence à l'échelle du continent africain et entend conserver ce rôle.

Cet article est un résumé éditorial assisté par IA basé sur BBC Health. L'image est une photo d'archive de Kindel Media sur Pexels.