Santé

Des millions de Britanniques face à des délais d'attente allongés en santé mentale

Guardian Healthil y a 1 h
Une salle d'attente d'hôpital vide avec des rangées de chaises
Une salle d'attente d'hôpital vide avec des rangées de chaisesPhoto: wutthichai charoenburi / Pexels

Une enquête menée auprès des prestataires de santé mentale du système de santé public anglais révèle qu'environ 70 % des organisations prévoient de réduire ou de fermer complètement des services dans la période à venir. Plus de la moitié des répondants à cette même enquête s'attendent à une baisse des effectifs.

Ces résultats surviennent alors que les services de santé mentale sont déjà soumis à une forte demande. Les experts avertissent que des réductions de services coïncidant avec une hausse du nombre d'adultes et d'enfants en recherche de soutien risquent d'aggraver un système déjà sous tension.

Les établissements de santé invoquent des déficits budgétaires comme principal moteur des coupes envisagées. Les « trusts » locaux du service public de santé, organismes régionaux qui gèrent la fourniture des soins, envisagent de restreindre le champ de leurs services ou de mettre fin à certains programmes pour équilibrer leurs finances.

Les experts avertissent que ces coupes ne se limiteront pas aux seuls services de santé mentale, estimant qu'elles pourraient avoir des conséquences « significatives » sur l'ensemble du système de santé, l'économie et les services publics. Les retards d'accès au soutien en santé mentale peuvent produire des effets en cascade, notamment des pertes d'emploi et une demande accrue sur d'autres pans du système de santé.

Les coupes potentielles dans les services de santé mentale pour enfants et adolescents suscitent une inquiétude particulière. Les experts rappellent que les problèmes de santé mentale non traités tôt dans la vie deviennent souvent plus graves et plus difficiles à soigner à l'âge adulte.

Les associations de défense des patients avertissent que de nouvelles coupes, dans un système où les listes d'attente sont déjà longues, pourraient signifier des délais encore plus longs pour les personnes en situation de crise. Dans certaines régions, le délai entre l'orientation et le début effectif du traitement peut déjà s'étendre sur plusieurs mois.

Les responsables de santé estiment que certaines réductions sont inévitables, mais affirment que la priorisation visera à protéger les patients en crise. Les critiques rétorquent qu'une telle approche risque de négliger des cas moins aigus mais néanmoins sérieux, en deçà du seuil de crise.

Les chercheurs soulignent que l'investissement dans les services de santé mentale s'avère généralement rentable sur le long terme. Les troubles mentaux non traités sont connus pour générer des coûts économiques indirects, via la perte de productivité et une demande accrue sur d'autres services de santé.

Le ministère de la Santé affirme que la santé mentale demeure une priorité et que les décisions de financement sont prises au niveau local. Les critiques rétorquent toutefois que c'est le sous-financement central qui contraint les organismes locaux à procéder à ces coupes en premier lieu.

Les résultats de cette enquête ont ravivé un débat plus large sur la viabilité du système de santé mentale en Angleterre. Les experts avertissent que des économies budgétaires à court terme pourraient finalement entraîner des coûts plus élevés à long terme.

Cet article est un résumé éditorial assisté par IA basé sur Guardian Health. L'image est une photo d'archive de wutthichai charoenburi sur Pexels.

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