Santé

Le « spice » dans les vapoteuses des enfants : pourquoi ils inhalent sans le savoir une drogue autrefois liée aux prisons

Guardian Healthil y a 4 h
Une vapoteuse posée sur un bureau d'école
Une vapoteuse posée sur un bureau d'écolePhoto: MYKOLA OSMACHKO / Pexels

Imaginez un parent découvrant une vapoteuse dans la chambre de son enfant. Le premier réflexe est souvent un certain soulagement : « au moins, c'est du cannabis, pas pire. » Mais selon le Guardian, cette hypothèse est de plus en plus erronée, car de nombreuses vapoteuses confisquées à des enfants ne contiennent pas du tout de cannabis. Elles contiennent quelque chose de bien plus dangereux : le cannabinoïde de synthèse connu sous le nom de spice.

L'année dernière, des scientifiques de l'université de Bath ont analysé 1 923 vapoteuses confisquées à des enfants dans 114 écoles. Selon le Guardian, une part importante de ces appareils contenait non pas les cannabinoïdes naturels THC ou CBD, mais des cannabinoïdes de synthèse — un substitut bien moins coûteux.

Le spice est une classe de cannabinoïdes de synthèse autrefois surtout connue pour son usage répandu dans les prisons britanniques. Il est chimiquement distinct du cannabis naturel et se lie beaucoup plus fortement aux récepteurs de l'organisme, ce qui peut provoquer des effets imprévisibles et sévères. Comme il peut ressembler au cannabis par l'odeur et l'apparence, les usagers le consomment parfois sans se rendre compte de ce qu'ils prennent réellement.

Les effets peuvent différer radicalement de ceux du cannabis naturel. Les experts affirment que le spice peut déclencher des épisodes psychotiques, une anxiété sévère et, dans certains cas, un arrêt cardiaque. Une combinaison d'hallucinations intenses et d'une fréquence cardiaque dangereusement élevée chez un même usager est rarement observée avec le cannabis naturel.

La racine du problème tient au prix. Les cannabinoïdes de synthèse coûtent bien moins cher à produire que le cannabis naturel, ce qui les rend attractifs pour les fournisseurs vendant en particulier aux jeunes. Le spice ajouté à une cartouche de vapoteuse peut être commercialisé auprès des acheteurs comme du cannabis, alors même que son prix et sa chaîne d'approvisionnement sont totalement différents.

C'est particulièrement préoccupant pour les familles, car les parents qui pensent que leur enfant consomme « seulement » du cannabis peuvent sous-estimer le risque réel. Selon le Guardian, les experts soulignent que les familles qui trouvent une vapoteuse n'ont souvent aucun moyen de savoir ce qu'elle contient réellement, et que cette incertitude elle-même devrait être considérée comme un signal d'alerte.

Les écoles sont elles aussi de plus en plus confrontées à ce problème. Des enseignants signalent des épisodes soudains de confusion, d'agitation ou d'évanouissement en classe, des symptômes rarement associés à la consommation classique de cannabis. Certains établissements envoient désormais les vapoteuses confisquées pour analyse en laboratoire.

Les experts proposent plusieurs recommandations concrètes aux familles et aux éducateurs : partir du principe que le contenu de toute vapoteuse confisquée est inconnu, parler aux enfants ouvertement et sans jugement, et demander que les politiques scolaires soient mises à jour pour couvrir explicitement les cannabinoïdes de synthèse. Une intervention précoce joue un rôle crucial pour prévenir des conséquences sanitaires graves.

L'ampleur du problème reflète une tendance plus large du vapotage chez les jeunes. Les vapoteuses sont bon marché, faciles à dissimuler et largement inodores, des qualités qui rendent également bien plus difficile la vérification de leur contenu, créant les conditions pour que des substances comme le spice se propagent sans être détectées.

En définitive, les experts affirment que le message est clair : un parent ou un enseignant qui trouve une vapoteuse ne devrait jamais présumer de son contenu. Même si un appareil est étiqueté THC ou CBD, le seul moyen fiable de déterminer son contenu réel reste l'analyse en laboratoire, et cette incertitude constitue l'un des aspects les plus dangereux de la crise actuelle du vapotage chez les jeunes.

Cet article est un résumé éditorial assisté par IA basé sur Guardian Health. L'image est une photo d'archive de MYKOLA OSMACHKO sur Pexels.

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