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La Coupe du monde attend toujours le vrai Brésil : analyse de la BBC après la victoire face à Haïti

BBC Footballil y a 15 h
Le terrain d'un stade de football avec des tribunes vides sous un ciel couvert.
Le terrain d'un stade de football avec des tribunes vides sous un ciel couvert.Photo: Pixabay / Pexels

L'équipe nationale brésilienne a remporté sa deuxième victoire en phase de groupes de la Coupe du monde, mais l'analyse d'après-match de la BBC ne respire pas la satisfaction. Les deux buts de Matheus Cunha en première période et celui de Vinicius Jr à la 71ᵉ ont offert une victoire 3-0 contre Haïti. Le score est net. Le cœur de l'article est ailleurs : le « vrai Brésil » n'est pas encore apparu.

Le sélectionneur, Carlo Ancelotti — surnommé « Carletto » au Brésil — avait été nommé à la tête de la Seleção avant la Coupe du monde, dans la foulée de son succès au Real Madrid. L'architecte tactique italien promettait d'associer la puissance offensive brésilienne à une structure défensive disciplinée. Le succès initial 2-1 face au Royaume-Uni semblait offrir un équilibre. Mais face à Haïti, le commentateur BBC Pablo Mascarenhas écrit que l'équipe a livré « une prestation appuyée sur le seul talent ».

Les deux buts de Matheus Cunha étaient techniquement excellents. Le premier, à la 23ᵉ minute, est venu d'un centre de Vinicius Jr depuis la gauche, conclu d'une tête à six mètres. Le second, à la 38ᵉ, a suivi une passe en profondeur de Bruno Guimaraes et un appel net dans la surface. Deux gestes de niveau. Cunha, en forme à Wolverhampton ces derniers mois, est devenu l'attaquant brésilien le plus puissant depuis l'ère Tite.

L'analyse de la BBC pointe en revanche un milieu désorganisé. Le trio Bruno Guimaraes-Casemiro-Lucas Paqueta a accusé du retard dans les transitions défensives et perdu sa forme en possession. Le niveau technique d'Haïti est modeste, mais l'équipe a tout de même réussi 12 passes offensives en seconde période — signe que la responsabilité défensive du milieu brésilien n'est pas solide.

Le but de Vinicius Jr à la 71ᵉ a refermé le score, mais la question plus profonde de la BBC porte sur la profondeur défensive. Marquinhos et Eder Militao tiennent l'axe, mais le latéral droit Vanderson reste irrégulier et le gauche Carlos Augusto est loin du niveau que le Real Madrid reconnaît à Federico Valverde. Mascarenhas estime que si le Brésil sort du groupe deuxième ou troisième, stopper en quart de finale une équipe comme l'Allemagne ou les Pays-Bas avec ce schéma défensif sera très difficile.

Le message d'Ancelotti en conférence d'après-match a été calme. « Nous avons gagné. Cunha a été excellent. Nous avons marqué trois buts, nous n'en avons pas concédé. Il y a des choses à améliorer mais je fais confiance à mes joueurs », a-t-il déclaré. L'Italien adopte volontairement un ton différent de celui souvent exigé par la presse brésilienne.

Pour les supporters brésiliens, la question est plus émotionnelle. Le pays n'a plus gagné de Coupe du monde depuis 2002 — la plus longue disette de l'histoire de l'équipe. La défaite 7-1 contre l'Allemagne à domicile en 2014 est devenue un traumatisme national. Les tournois 2018 et 2022 se sont arrêtés en quart de finale. Pour les supporters, cette Coupe du monde porte autant une charge technique que psychologique.

Il reste un match de poule — contre le Portugal. Cette rencontre déterminera si le Brésil termine premier de son groupe et obtient un meilleur tableau. La génération portugaise de l'après-Cristiano Ronaldo (Vitinha, Bruno Fernandes, Diogo Jota) est solide ; le contrôle de Vitinha au milieu de terrain pourrait gêner le Brésil.

À la fin de l'article de la BBC, Mascarenhas souligne trois points. D'abord, le talent offensif brésilien est au plus haut niveau — le trio Cunha, Vinicius Jr et Rodrygo figure parmi les attaques les plus douées du football mondial. Ensuite, la qualité au milieu et en défense est nettement inférieure à celle des Brésil précédents ; cela pourrait être un sérieux obstacle en phase éliminatoire. Enfin, la gestion d'Ancelotti est tactiquement fine mais ne reflète pas pleinement l'identité brésilienne ; le football « cariocan » se veut souple, créatif et oseur au ballon.

Cette Coupe du monde est un test pour le Brésil. Le score est correct ; pour ses supporters, le succès passera seulement par le trophée. La question est de savoir jusqu'où Carletto peut faire entrer la discipline tactique italienne dans une identité brésilienne. La réponse viendra dans les phases à élimination directe, face à des adversaires plus forts. La BBC recommande la patience jusque-là — mais le sous-texte de l'article est clair : le vrai Brésil n'a pas encore montré son visage dans ce tournoi.

Cet article est un résumé éditorial assisté par IA basé sur BBC Football. L'image est une photo d'archive de Pixabay sur Pexels.

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