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Le FBI cherche un accès à l'échelle nationale aux caméras de lecture des plaques avec des données en quasi-temps réel

Ars Technicail y a 13 h
Caméra de lecture de plaques montée sur un poteau au bord d'une autoroute
Photo: Erik Mclean / Pexels

Selon des documents budgétaires fédéraux rapportés par Ars Technica, le Federal Bureau of Investigation (FBI) demande un accès en "quasi-temps réel" aux données de circulation de véhicules issues du réseau de caméras de lecture des plaques (ALPR) à l'échelle des États-Unis. Les documents montrent que le FBI alloue des fonds pour conclure des contrats pluriannuels avec des entreprises fournisseurs précises ; ces contrats visent à fournir un accès centralisé à de vastes ensembles de données détenus par les opérateurs de caméras.

Les caméras de lecture de plaques (ALPR) ont été massivement déployées au cours de la dernière décennie, à la fois par des départements de police municipale et par des entreprises privées. Aux États-Unis, la grande majorité de ces caméras est exploitée par des sociétés privées telles que Vigilant Solutions, Flock Safety et Rekor ; ces sociétés fournissent aux municipalités des réseaux de caméras sous forme d'abonnement annuel et stockent les données sur des serveurs centraux.

La demande du FBI ne se limite pas à la recherche dans les archives historiques mais inclut un flux en temps réel ou quasi-réel. Cela signifie que le système du FBI peut être alerté au moment où un véhicule passe devant une caméra donnée. Selon l'estimation d'Ars Technica fondée sur les documents, la latence visée est inférieure à 60 secondes.

L'étendue du projet attire l'attention. Une estimation de 2 000 à 3 000 départements de police municipale dotés de caméras ALPR, ainsi que d'autres couvertures, fait entrer dans le périmètre des millions de points de mouvement de véhicules à travers le pays. Cela crée une densité de données suffisante pour suivre facilement la routine quotidienne d'un véhicule (de la maison au travail, l'école d'un enfant, une activité sociale du soir).

Les organisations de défense des libertés civiles ont attiré l'attention sur les questions de vie privée soulevées par le projet. Le porte-parole de l'American Civil Liberties Union (ACLU), Stephen Lavoie, a déclaré à Ars Technica : "La technologie de lecture de plaques a commencé comme un outil simple conçu pour la sécurité urbaine ; mais elle devient aujourd'hui une infrastructure de suivi à l'échelle d'un pays. Il n'existe aucune loi fédérale, aux États-Unis, qui encadrerait cela."

La justification technique du projet repose sur la valeur du suivi des déplacements de véhicules dans le temps comme outil pour le travail du FBI sur les cas d'enfants disparus, d'enlèvements et d'enquêtes sur le crime organisé. Les exemples de documents soulignent que, dans les cas d'Amber Alert, le suivi d'un véhicule pourrait se faire en minutes plutôt qu'en heures ; c'est l'argument de politique de sécurité de la demande d'accès en temps réel.

Mais la croissance de la capacité technique en dehors du contrôle politique constitue la principale préoccupation des organisations de la société civile. L'avocate de l'Electronic Frontier Foundation (EFF), Michelle Tran, a commenté : "Que le FBI demande des données en direct pour suivre un seul véhicule est très proche d'un exercice de surveillance malveillante. Nous ne savons pas encore quels mécanismes de contrôle accompagneront le contrat."

Les cadres juridiques au niveau des États sont très différents les uns des autres. Des États comme la Californie, le Maine et le Vermont ont établi des cadres réglementaires sur les durées de conservation des données ALPR, leur partage et les conditions d'accès ; mais la grande majorité des autres États souffre d'un vide sur cette question. La loi fédérale ne prévoit aucune réglementation ALPR spécifique ; la jurisprudence du quatrième amendement (mandat de perquisition fédéral) n'a pas encore été adaptée à cette nouvelle technologie.

Parmi les entreprises technologiques, le fournisseur le plus actif — Flock Safety — a signé des contrats avec plus de 5 000 départements de police municipale américains au cours des trois dernières années. La plateforme de l'entreprise permet aux policiers, via une application mobile, de rechercher un véhicule, d'estimer son dernier lieu connu et de mettre en place des alertes. L'intégration que recherche le FBI ferait de plateformes de ce type un point d'accès au niveau fédéral.

À l'avenir, trois points importants façonneront l'évolution du projet : les débats au niveau fédéral sur l'élaboration d'un cadre réglementaire ALPR, les affaires judiciaires adaptant la jurisprudence du quatrième amendement aux nouvelles technologies, et la publication de la version finale du contrat. Selon le rapport d'Ars Technica, le FBI n'a pas encore publié la version finale du contrat ; mais l'approbation des demandes budgétaires par le Congrès signifie que le projet débutera effectivement au cours du prochain exercice fiscal.

Cet article est un résumé éditorial assisté par IA basé sur Ars Technica. L'image est une photo d'archive de Erik Mclean sur Pexels.