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Le premier petit réacteur nucléaire modulaire américain atteint la criticité

Ars Technicail y a 4 h
Vue extérieure d'une centrale électrique industrielle
Photo: Talal Hakim / Pexels

Un petit réacteur modulaire (SMR) de 80 mégawatts construit par TerraPower au laboratoire national d'Idaho a atteint pour la première fois la criticité. Ars Technica décrit l'événement comme une "étape symbolique" pour l'industrie nucléaire.

La criticité signifie que la multiplication des neutrons dans un réacteur devient autoentretenue : la chaîne de fission reste en régime stable. Les conceptions SMR figurent dans la littérature universitaire et dans les procédures réglementaires depuis dix ans ; cet essai franchit un premier pas vers l'échelle commerciale.

La conception de TerraPower s'appelle Natrium. Le réacteur utilise du sodium comme caloporteur et intègre un réservoir de sel fondu pour le stockage d'énergie. Cette architecture permet au réacteur de fonctionner à 80 MW en base et de monter temporairement à environ 350 MW lors des pics de demande.

La Nuclear Regulatory Commission américaine (NRC) a délivré son autorisation de criticité en mars 2025 ; les essais à faible puissance se sont achevés début juin de cette année. Les essais à pleine puissance sont programmés pour le premier semestre 2027.

Une partie du financement vient de la subvention de l'Advanced Reactor Demonstration Program (ARDP) du ministère américain de l'Énergie. La dotation à TerraPower s'élève à 2 milliards de dollars ; l'entreprise, fondée avec le soutien de Bill Gates, ajoute 800 millions de dollars de fonds privés.

Le débat politique sur le nucléaire est revenu au premier plan ces derniers mois en raison de la hausse de la demande électrique. La charge des centres de données d'IA crée aux États-Unis une demande de base supplémentaire d'environ 30 GW par an pour la prochaine décennie ; les SMR figurent parmi les candidats pour combler ce vide.

Mais la technologie SMR fait aussi l'objet de critiques. Le physicien Frank von Hippel, de l'Université de Princeton, a déclaré à Ars Technica : "Les SMR promettent toujours la même chose : plus vite, moins cher. Tant que la ligne de production n'atteint pas la production en série, les avantages économiques restent limités."

Les objectifs de coût visent environ 5 000 à 6 000 dollars par MW de capacité. Ce niveau correspond à environ un tiers du coût des centrales nucléaires conventionnelles. Mais les premières unités sont toujours plus chères ; l'essai d'Idaho a coûté environ 4 milliards de dollars, soit près de 50 000 dollars par MW.

Dans la compétition internationale, la Chine et la Russie progressent aussi sur les projets SMR. Le réacteur chinois ACP100 Linglong One a été raccordé au réseau en 2023 ; l'Akademik Lomonosov russe fonctionne en Tchoukotka depuis 2020. Les États-Unis arrivent plus tard mais l'architecture Natrium a un potentiel de progrès marqués.

Cet article ne constitue pas un conseil en investissement énergétique. Le coût d'exploitation de la technologie SMR, les délais de licence et l'approbation des régulateurs comportent des incertitudes. Il est recommandé aux investisseurs de discuter de leurs décisions avec un conseiller financier agréé.

Cet article est un résumé éditorial assisté par IA basé sur Ars Technica. L'image est une photo d'archive de Talal Hakim sur Pexels.

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