Tech

Waymo envisagerait de rompre avec Uber avant la fin du contrat de 2028

TechCrunchil y a 2 h
Un robotaxi autonome garé dans une rue de ville.
Un robotaxi autonome garé dans une rue de ville.Photo: Abhishek Navlakha / Pexels

Selon TechCrunch, Waymo envisagerait de mettre fin à son partenariat de VTC avec Uber, une décision qui redessinerait l'une des alliances les plus en vue du jeune secteur des robotaxis. Uber a indiqué à TechCrunch que son contrat avec Waymo court jusqu'en mai 2028, ce qui signifie qu'une éventuelle séparation devrait soit attendre l'échéance du contrat, soit passer par une renégociation pour une sortie anticipée.

Le partenariat permet actuellement aux usagers de certaines villes de commander un robotaxi Waymo directement depuis l'application Uber, associant l'immense réseau de passagers et l'infrastructure de répartition d'Uber à la flotte de véhicules autonomes de Waymo. Pour Uber, cet accord offrait un moyen rapide de proposer des trajets autonomes sans développer sa propre technologie de conduite autonome ; pour Waymo, il donnait accès à des millions d'utilisateurs Uber existants sans avoir à construire une demande côté usagers depuis zéro.

Filiale d'Alphabet, Waymo développe sa technologie de conduite autonome depuis plus d'une décennie, à l'origine sous le nom de Google Self-Driving Car Project avant de devenir une entité indépendante en 2016. Depuis, l'entreprise a étendu son service de robotaxi, exploité à la fois via sa propre application Waymo One et via Uber sur certains marchés, à plusieurs villes américaines, cumulant au passage des dizaines de millions de trajets autonomes payants.

Des sources proches de la réflexion de Waymo, citées dans l'article, suggèrent que l'entreprise pourrait préférer contrôler directement l'ensemble de l'expérience usager via sa propre application et sa propre marque, plutôt que de partager l'attention, les données et les revenus avec un partenaire. Détenir l'intégralité de la relation client donnerait à Waymo davantage de contrôle sur les prix, les standards de service et les données générées par chaque trajet, autant d'éléments qui gagnent en valeur à mesure que l'entreprise se développe.

La dynamique concurrentielle du secteur des robotaxis pourrait également jouer un rôle. Des rivaux comme Zoox, la division de conduite autonome d'Amazon, ainsi que plusieurs opérateurs chinois de véhicules autonomes, développent leurs propres modèles en contact direct avec le consommateur, et Waymo pourrait juger nécessaire une application indépendante pour rivaliser en visibilité de marque plutôt que de rester une simple option parmi d'autres dans le menu élargi d'Uber.

Pour Uber, la perte du partenariat avec Waymo priverait l'entreprise de l'une de ses relations les plus surveillées dans le domaine des véhicules autonomes, même si la société s'est couverte en signant des accords avec plusieurs autres développeurs de conduite autonome en parallèle. Uber a bâti sa stratégie autour de l'idée d'être une place de marché agrégeant de nombreux opérateurs de robotaxis plutôt que de miser sur un partenaire unique, une posture qui amortirait l'impact d'une éventuelle rupture.

Malgré cela, Waymo figure parmi les partenaires autonomes d'Uber les plus matures sur le plan opérationnel, avec des véhicules transportant déjà des passagers payants à grande échelle dans plusieurs agglomérations plutôt que de rester en phase pilote ou de test. Perdre cette relation spécifique, même compensée par d'autres partenariats, pourrait ralentir à court terme le volume de trajets autonomes d'Uber dans les marchés où Waymo opère actuellement via l'application.

Cette tension rapportée met également en lumière une question plus large à laquelle tout opérateur de robotaxi est confronté : est-il plus avantageux de s'intégrer à une place de marché de VTC déjà établie, ou de construire une relation directe avec le consommateur et de capter l'intégralité de la course ? Waymo semble réévaluer ce compromis à mesure que sa flotte, sa technologie et sa notoriété de marque arrivent à maturité, plutôt que de considérer comme acquis le calcul qui rendait le partenariat initial avec Uber attractif il y a plusieurs années.

Il convient de souligner qu'aucune rupture n'est confirmée à ce stade. L'article de TechCrunch décrit Waymo comme envisageant, selon des informations obtenues, cette démarche, et la déclaration d'Uber au média se limite à rappeler que le contrat actuel court jusqu'en mai 2028, sans indiquer qu'une des deux parties aurait décidé de mettre fin à la relation de manière anticipée ou de la laisser expirer. Tout changement dans le partenariat se déroulerait probablement de façon progressive, marché par marché, plutôt que par une coupure unique et brutale.

Quelle que soit la décision finale de Waymo, les plus de deux années restant sur le contrat actuel laissent aux deux entreprises le temps de préparer leurs prochaines étapes, qu'il s'agisse de renégocier les termes de l'accord, de mettre fin au partenariat progressivement, ville par ville, ou de le poursuivre globalement tel quel jusqu'en 2028. L'issue sera suivie de près comme un signal précoce de la manière dont le secteur des robotaxis dans son ensemble tranchera la question de la propriété de la plateforme face à la distribution via une place de marché.

Cet article est un résumé éditorial assisté par IA basé sur TechCrunch. L'image est une photo d'archive de Abhishek Navlakha sur Pexels.

À lire ensuite

Illustration d'un modèle de structure protéique en 3D
Plus dans Tech

L'IA AlphaFold aide à repenser des protéines d'édition génique plus sûres

Des chercheurs utilisent AlphaFold, le système d'intelligence artificielle de Google DeepMind qui prédit la structure tridimensionnelle des protéines, pour identifier quelles parties des protéines d'édition génique provoquent des erreurs hors cible. Les travaux visent à repenser les protéines associées à CRISPR afin qu'elles coupent l'ADN avec plus de précision, réduisant les erreurs susceptibles de toucher des gènes non visés. La recherche en est encore au stade de l'ingénierie des protéines, pas d'un traitement clinique.

Ars Technica
Gros plan sur l'objectif d'une caméra de sécurité fixée au mur
Tech

Le jeton GitHub fuité d'une caméra révèle un problème récurrent de l'IoT

Un chercheur en sécurité a découvert que la page de connexion web d'une caméra de sécurité de marque Hanwha était livrée avec un jeton d'administration GitHub codé en dur, enfoui dans son code côté client. Cette découverte, partagée sur Hacker News, met en lumière un problème persistant dans l'industrie de l'IoT : des identifiants censés rester sur un serveur se retrouvent régulièrement dans le code envoyé aux appareils. Un jeton ainsi exposé peut donner un accès étendu à des dépôts privés et à une infrastructure de développement.

Hacker Newsil y a 2 h
Un écran de smartphone affichant des icônes d'applications de réseaux sociaux.
Tech

Réseaux sociaux et enfants : le Vietnam rejoint la liste des pays restrictifs

Le Vietnam propose de restreindre l'accès des enfants aux réseaux sociaux, devenant le dernier pays à rejoindre une tendance mondiale amorcée par l'interdiction australienne des comptes de moins de 16 ans fin 2025. Les législateurs invoquent le cyberharcèlement, l'addiction et le risque de prédation, mais la vérification de l'âge reste un défi persistant pour les régulateurs comme pour les plateformes.

TechCrunchil y a 2 h