ONU : les violences sexuelles utilisées comme « arme de guerre » au Soudan
La représentante spéciale du secrétaire général de l'ONU sur les violences sexuelles, Pramila Patten, a déclaré dans un rapport présenté à Genève que les cas confirmés de violences sexuelles pendant les deux ans de guerre au Soudan ont atteint 2 847, le chiffre réel étant bien plus élevé. Le rapport cite une concentration d'attaques des Forces de soutien rapide (RSF) au Darfour et à Khartoum.

Le rapport, présenté à l'ONU à Genève mardi, couvre la période du 1ᵉʳ avril 2024 au 31 mai 2026 et constate que 87 pour cent des 2 847 cas confirmés se sont produits dans des localités des provinces du Darfour occidental. Patten a déclaré : « nos constatations indiquent un schéma systématique, et seule une petite fraction des survivantes peuvent témoigner. »
Le rapport confirme un ciblage ethnique sélectif par les unités des RSF lors d'attaques sur les localités d'El Geneina, Nyala, Zalingei et du sud de Khartoum, tout en relevant que des unités des Forces armées soudanaises ont aussi été identifiées dans des incidents isolés. Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU tiendra une session extraordinaire sur le Soudan le 14 juillet.
Le porte-parole des RSF Ahmed Mursi a déclaré dans un communiqué écrit : « Nos forces ont pour mission de protéger les civils et les incidents individuels sont traités par des procédures disciplinaires. » Le procureur de la Cour pénale internationale Karim Khan a indiqué que le rapport de Patten « sera considéré comme preuve directe dans les dossiers de la CPI. »
À lire ensuite

États-Unis et Iran : la guerre des forces inégales que ni l'un ni l'autre n'a pu remporter
L'analyse d'El País publiée lundi soir soutient que la phase chaude de douze jours du conflit États-Unis–Iran, malgré la supériorité tactique de Washington, n'a pas produit de gain stratégique, tandis que l'Iran, malgré le risque d'instabilité intérieure, n'a pas pu endommager durablement le réseau de bases américain. L'article souligne que l'asymétrie des capacités militaires ne suffit pas à un résultat diplomatique.

Francisco Blanch (Bank of America) : l'approvisionnement pétrolier reviendra à la normale, dans l'intérêt des États-Unis et de l'Iran

L'Australie suspend les limites d'exposition aux produits chimiques « tueurs silencieux » malgré l'avis des experts

Tiger Brokers propose des suppressions massives d'emplois après une amende de 100 millions de dollars

Alibaba, géant du commerce électronique, poursuit le gouvernement américain en raison d'une liste noire de la défense
