États-Unis et Iran : la guerre des forces inégales que ni l'un ni l'autre n'a pu remporter
L'analyse d'El País publiée lundi soir soutient que la phase chaude de douze jours du conflit États-Unis–Iran, malgré la supériorité tactique de Washington, n'a pas produit de gain stratégique, tandis que l'Iran, malgré le risque d'instabilité intérieure, n'a pas pu endommager durablement le réseau de bases américain. L'article souligne que l'asymétrie des capacités militaires ne suffit pas à un résultat diplomatique.

Dans l'analyse, l'auteur Andrea Rizzi détaille comment, entre le 9 et le 21 juin, les États-Unis ont accru leur présence navale d'environ 35 % dans les commandements indo-pacifique et européen et mené 14 frappes aériennes contre l'Iran. CENTCOM a indiqué que 67 % des frappes de missiles balistiques iraniens contre les bases américaines en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis et à Bahreïn ont été interceptées.
L'article soutient que la confrontation s'est terminée par un équilibre asymétrique : les États-Unis ont reculé de trois à cinq mois le programme nucléaire iranien, mais la capacité du réseau de procurations iranien en Syrie, en Irak et au Liban est restée largement intacte. L'analyste de Brookings Suzanne Maloney est citée dans le texte : « aucun des deux camps n'était en mesure d'imposer un résultat politique par la seule voie militaire. »
L'International Crisis Group a indiqué que l'accord-cadre de Genève post-conflit offre aux deux parties une porte de sortie de dix-huit mois mais que « des détails importants manquent encore » dans le chapitre sur l'inspection nucléaire. Rizzi insiste sur le fait que maintenir la diplomatie dans la période à venir sera plus déterminant que l'équilibre militaire asymétrique.
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