La Banque d'Angleterre devrait maintenir ses taux face à une inflation persistante
La Banque d'Angleterre devrait maintenir son taux directeur à 4,5 % à l'issue de la réunion d'aujourd'hui du Comité de politique monétaire ; selon le sondage d'analystes cité par la BBC, sept des neuf membres voteraient pour le statu quo. L'inflation annuelle à 3,4 %, nettement au-dessus de l'objectif, et l'incertitude sur les coûts de l'énergie après le conflit iranien ont ralenti le cycle de baisses. La livre sterling se stabilise dans l'attente de la décision.

Les analyses publiées en amont par la BBC notent que les données récentes montrent un ralentissement des prix alimentaires, tandis que l'inflation des services reste rigide à 5,1 %. Lors de la dernière réunion, deux membres avaient voté pour une baisse de 25 points de base ; mais le rebond du Brent ces dernières semaines, lié à l'incertitude sur le détroit d'Ormuz, a réduit le camp baissier à une minorité.
La conférence de presse du gouverneur Andrew Bailey à 12 h GMT sera scrutée pour les indications prospectives. Les marchés n'anticipent désormais plus qu'une seule baisse de 25 points de base d'ici la fin de l'année, contre trois en début d'année.
Alors que les pressions du Trésor sur les finances publiques persistent, le programme de réduction du bilan de la BoE reste également au centre de l'attention. La livre se maintient à 1,28 face au dollar et l'indice FTSE 100 a ouvert stable.
À lire ensuite

Le rial iranien rebondit et la Bourse de Téhéran s'envole, mais les prix du quotidien restent élevés
Selon Al Jazeera Economy, le rial iranien rebondit face au dollar et la Bourse de Téhéran a bondi de 12 % après l'accord-cadre avec Washington. Pourtant, les prix des denrées de base et des médicaments dans les supermarchés de la capitale n'ont pas baissé à court terme. Les économistes iraniens estiment que l'amélioration macro mettra des semaines à se répercuter sur le panier des ménages.

L'accord États-Unis–Iran laisse en suspens des points cruciaux et soulève une question à 300 milliards

La compagnie régionale néo-zélandaise Originair traverse une année « catastrophique » à cause du carburant

Australie : la débâcle des compteurs intelligents du Territoire du Nord, factures retardées de plusieurs mois

La banque centrale des Philippines relève son taux à 6,75 % pour endiguer l'inflation
