Le détroit d'Ormuz reste étrangement silencieux malgré l'accord de paix fragile
Le South China Morning Post rapporte que le détroit d'Ormuz est resté largement vide dans les heures suivant l'annonce de l'accord de paix américano-iranien ; les données de MarineTraffic montrent que le seul navire en mouvement lundi matin diffusait un statut de patrouilleur. Des centaines de navires commerciaux restent en attente dans la région. Les analystes estiment que l'on ignore encore quand les flux normaux reprendront, en raison du déminage et des primes de risque.

Le South China Morning Post a écrit, en s'appuyant sur les données en direct de MarineTraffic, que le détroit d'Ormuz est resté nettement plus silencieux que prévu après l'annonce de l'accord-cadre américano-iranien. Lundi matin, le seul navire en mouvement dans le détroit était une unité militaire diffusant un statut de patrouilleur. Des centaines de navires commerciaux restent au mouillage ou dans les ports proches, et nombre d'entre eux demandent à leurs assureurs une nouvelle autorisation de transit.
Le journal indique que les primes d'assurance contre les risques de guerre ont reflué par rapport aux niveaux élevés des trois dernières semaines, mais restent bien au-dessus des marques d'avant-conflit. Les analystes de Kpler estiment que les grands pétroliers ne reviendront pas avant une confirmation opérationnelle de la sécurité du détroit. Les forces américaines et des États du Golfe devraient mener des opérations coordonnées de déminage et de vérification de la sécurité de navigation.
La situation est cruciale pour les grands importateurs asiatiques d'énergie : Inde, Chine, Japon et Corée du Sud, principaux acheteurs du brut du Golfe. Les stocks ont fortement diminué en trois semaines et des renégociations de contrats de GNL sont activement discutées. Ceci n'est pas un conseil en investissement.
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