Trump défend l’accord avec l’Iran face aux critiques sur les concessions américaines
Le mémorandum signé entre Washington et Téhéran prévoit 60 jours de négociations supplémentaires et un plan de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l’Iran. Donald Trump a répliqué aux critiques, y compris républicaines, qui jugent les concessions américaines sur le détroit d’Ormuz et le dossier nucléaire trop importantes.

Donald Trump est intervenu à la Maison-Blanche pour défendre le mémorandum d’entente signé avec l’Iran, qualifiant l’accord de « percée historique ». Le texte donne 60 jours à Washington et à Téhéran pour négocier un cadre final couvrant le programme nucléaire iranien et la levée des sanctions, et s’accompagne d’un fonds multilatéral de 300 milliards de dollars destiné à reconstruire l’économie iranienne après des mois de guerre.
Les critiques sont venues des deux côtés du Congrès. Le sénateur républicain Tom Cotton et plusieurs anciens responsables du Pentagone estiment que l’accord ne verrouille pas le détroit d’Ormuz, où le trafic commercial reste très inférieur à la normale. Trump a répliqué que l’accord « a évité une nouvelle guerre sans fin » et accusé ses opposants de « refuser d’accepter un succès ». Pour les analystes interrogés par CNBC, l’absence de régime d’inspection clair maintiendra la prudence des marchés.
La réaction des places financières a été contenue. Le Brent s’est stabilisé autour de 78 dollars, le dollar n’a reculé que légèrement. Sur le plan intérieur, le dossier iranien est devenu, à l’approche des élections de mi-mandat, l’une des principales lignes de fracture entre l’aile trumpiste et les faucons traditionnels du Parti républicain.
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