Épidémie d'Ebola : ce qui alimente l'épidémie la plus rapide jamais enregistrée dans l'est du Congo

Le virus Ebola a tué plus de 1 700 personnes dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), dans ce que STAT News décrit comme l'épidémie de la maladie ayant progressé le plus vite jamais enregistrée.
La maladie à virus Ebola est une fièvre hémorragique virale grave, identifiée pour la première fois en 1976 près de la rivière Ebola, dans l'actuelle RDC. Son taux de mortalité a toujours varié fortement selon la souche virale en cause et la rapidité avec laquelle les patients peuvent accéder aux soins médicaux.
Le virus se transmet par contact direct avec le sang et les fluides corporels de personnes infectées, vivantes ou décédées, ou avec des matériaux et des animaux contaminés. Les chauves-souris frugivores sont considérées comme le réservoir naturel probable, et la transmission interhumaine, en particulier dans des communautés densément peuplées, lors de rites funéraires, ou dans des structures de santé dépourvues de mesures de protection adéquates, est ce qui accélère habituellement les épidémies.
Les symptômes débutent généralement brusquement par de la fièvre, de violentes céphalées, des douleurs musculaires, une faiblesse, de la fatigue, des maux de gorge, des vomissements et des diarrhées ; dans les cas les plus graves, des hémorragies internes ou externes peuvent suivre. La période d'incubation varie de 2 à 21 jours.
La RDC a enregistré plus d'épidémies d'Ebola qu'aucun autre pays depuis 1976, avec plus d'une douzaine recensées. Cela s'explique en partie par la proximité du pays avec l'aire du réservoir naturel du virus, et en partie par le fait que des conflits persistants et des infrastructures sanitaires fragiles dans certaines régions touchées ont compliqué la riposte.
Qualifier une épidémie de « la plus rapide » importe car la croissance rapide des cas met à rude épreuve le traçage des contacts, la capacité des centres de traitement, ainsi que les chaînes d'approvisionnement en vaccins et en traitements. Historiquement, des épidémies à progression plus lente pouvaient être maîtrisées avant de se propager largement ; une épidémie à croissance rapide signale donc une urgence particulière pour les équipes de réponse.
Parmi les outils de prévention et de traitement disponibles figure un vaccin homologué, le rVSV-ZEBOV, commercialisé sous le nom d'Ervebo, utilisé lors de stratégies de vaccination en anneau au cours de précédentes épidémies en RDC. Certains traitements par anticorps monoclonaux approuvés ces dernières années améliorent les chances de survie lorsque les patients accèdent tôt aux soins, tandis que les soins de soutien, notamment la réhydratation et l'équilibre électrolytique, restent au cœur du traitement.
Déployer en temps réel vaccins et traitements dans des zones reculées ou touchées par des conflits de l'est du Congo s'est historiquement révélé difficile ; lors de précédentes épidémies dans la région, notamment celle du Kivu entre 2018 et 2020, la méfiance des communautés et l'insécurité ont ralenti les efforts d'endiguement menés aux côtés des agents de santé.
L'Organisation mondiale de la santé et ses partenaires internationaux classent généralement les grandes épidémies d'Ebola dans des cadres de réponse d'urgence, en coordination avec les ministères de la santé nationaux, et les décomptes de cas et de décès sont généralement révisés à mesure que davantage de cas suspects sont confirmés par des tests de laboratoire.
Alors que l'épidémie continue de croître, selon les informations de STAT News, les priorités les plus urgentes des autorités sanitaires restent d'accélérer l'accès aux vaccins, d'étendre la capacité de traitement et de renforcer l'engagement communautaire pour ralentir les chaînes de transmission avant que le bilan ne s'aggrave davantage.
À lire ensuite

Reprise de poids après un régime : pourquoi le cerveau lutte pour reprendre les kilos perdus
Perdre du poids n'est pas simplement une question de volonté : le cerveau humain a évolué pour protéger la masse grasse en période de pénurie, et il peut traiter un poids antérieur plus élevé comme la nouvelle norme. Cette « mémoire » biologique déclenche une faim plus forte, des envies alimentaires et une dépense énergétique réduite après une perte de poids, ce qui explique pourquoi tant de personnes reprennent du poids après un régime. Elle explique aussi pourquoi des médicaments comme le Wegovy et le Mounjaro aident en atténuant les signaux de faim, même si leurs effets peuvent s'estomper à l'arrêt du traitement.

Épidémie de cyclosporiase : pourquoi l'enquête du CDC s'étendrait à 15 États
Les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) américains auraient élargi à 15 États leur enquête sur la plus grande épidémie connue de cyclosporiase, selon un article du Washington Post citant trois personnes proches du dossier. Cet élargissement fait suite à l'annonce par le département de santé du Michigan des deux premiers décès américains liés à cette épidémie. Cyclospora cayetanensis, le parasite responsable, se transmet généralement via des produits frais contaminés et provoque une diarrhée aqueuse pouvant durer des semaines.

Alternatives à la course : 6 exercices cardio doux pour les articulations
La course à pied connaît un essor considérable ces dernières années, mais pour quiconque souffre des articulations ou n'aime simplement pas marteler le bitume, des options cardio à faible impact offrent des bénéfices comparables. Natation, vélo, aviron, elliptique et aquagym font tous grimper la fréquence cardiaque sans les chocs répétés de la course. Selon les spécialistes, le choix de l'activité importe moins que l'échauffement et le renforcement musculaire qui l'accompagnent.

Chirurgie fœtale du laparoschisis : comment des médecins ont réparé les organes d'un bébé avant sa naissance
Un bébé prénommé Theo est devenu le premier nourrisson britannique opéré dans l'utérus pour corriger un laparoschisis complexe, une malformation où les intestins se développent hors du corps par une ouverture de la paroi abdominale. Cette opération, menée dans le cadre d'un essai clinique pionnier, vise à limiter les dégâts avant la réparation classique après la naissance. Les spécialistes estiment que l'approche doit encore être évaluée avant d'être proposée plus largement.

Tongs et sandales : pourquoi certains modèles d'été peuvent abîmer vos pieds
Chaque été, les podologues répètent le même avertissement : les tongs et sandales plates et sans attache au talon peuvent provoquer des douleurs au talon, des tendinopathies et des crevasses. Le problème vient du fait que les orteils doivent constamment se recourber pour maintenir la sandale et que la plupart des semelles plates n'offrent aucun amorti. Les spécialistes recommandent de choisir des modèles plus soutenants plutôt que de renoncer totalement aux sandales.