Santé

La Californie interdit le paraquat, ce pesticide toxique lié à la maladie de Parkinson

Guardian Healthil y a 1 h
Un pulvérisateur agricole travaillant dans un champ
Un pulvérisateur agricole travaillant dans un champPhoto: Mark Stebnicki / Pexels

La Californie interdit le paraquat, l'un des herbicides les plus largement utilisés dans l'agriculture américaine. Cette décision émane de l'État qui représente la plus grande part de l'utilisation du paraquat à l'échelle nationale, et les défenseurs de la santé publique la qualifient d'étape majeure dans un combat qui dure depuis des années.

Le paraquat est utilisé massivement dans l'agriculture américaine depuis des décennies en raison de son efficacité contre les mauvaises herbes. Mais sa toxicité est tout aussi bien documentée : même de petites quantités peuvent être mortelles en cas d'ingestion, et ce produit chimique est depuis longtemps utilisé lors de suicides à travers le monde.

Les défenseurs de la santé publique décrivent le paraquat comme bien plus qu'un simple risque d'empoisonnement aigu : ils pointent un lien quasiment prouvé entre une exposition prolongée et la maladie de Parkinson. De nombreuses études épidémiologiques ont constaté des taux nettement plus élevés de Parkinson chez les travailleurs agricoles et les habitants des zones rurales régulièrement exposés à ce produit.

Ce lien n'est pas nouveau. Les scientifiques étudient depuis des décennies la relation entre l'exposition au paraquat et les maladies neurodégénératives. Des études sur des animaux ont montré que le produit chimique peut endommager les neurones producteurs de dopamine dans le cerveau, et la perte de ces cellules est une caractéristique typique de la maladie de Parkinson.

Le tableau réglementaire international du paraquat offre un contraste saisissant. Le produit est déjà interdit dans plus de 70 pays, dont la Chine, le Royaume-Uni et l'Union européenne. Malgré cela, l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA) l'a réapprouvé en 2021 puis en 2024, une décision qui reflète une tension persistante entre les défenseurs de la santé publique et les régulateurs.

La décision californienne crée un précédent notable : un produit chimique encore autorisé au niveau fédéral peut néanmoins être interdit au niveau d'un État. Si la réglementation des produits chimiques agricoles aux États-Unis relève généralement de l'autorité fédérale de l'EPA, les États peuvent imposer des restrictions supplémentaires sur leur propre territoire, et la Californie fait partie des premiers grands États agricoles à utiliser ce pouvoir spécifiquement contre le paraquat.

Certains groupes agricoles estiment que trouver un substitut aussi efficace au paraquat ne sera pas simple, en particulier pour contrôler les mauvaises herbes devenues résistantes à d'autres herbicides. Ils avertissent que l'interdiction pourrait faire grimper les coûts à court terme et entraîner des pertes de rendement pour certains agriculteurs.

Les organisations de santé publique rétorquent que le coût à long terme des dommages sanitaires causés par ce produit — frais médicaux, perte de main-d'œuvre et dégradation de la qualité de vie des travailleurs agricoles — dépasse largement ces préoccupations agricoles. C'est une version familière de l'arbitrage entre économie et santé qui revient régulièrement dans la réglementation des produits chimiques agricoles toxiques.

En définitive, la décision californienne pourrait relancer un débat national plus large sur l'usage du paraquat aux États-Unis. Reste à savoir si d'autres États suivront cet exemple, ou si l'EPA reviendra sur son approbation fédérale — des questions à surveiller dans les mois à venir.

Cet article est un résumé éditorial assisté par IA basé sur Guardian Health. L'image est une photo d'archive de Mark Stebnicki sur Pexels.

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