Histoire

Une analyse ADN a résolu l'identité vieille de 250 ans d'un adolescent mort pendant la guerre d'Indépendance

Smithsonian Historyil y a 2 h
Des couches de sol sur un site de fouilles archéologiques
Des couches de sol sur un site de fouilles archéologiquesPhoto: Barbaros Gültekin / Pexels

L'un des mystères les plus anciens de la guerre d'Indépendance américaine a enfin été résolu grâce à la science génétique moderne. Un squelette découvert par des archéologues il y a des années a désormais été identifié de manière définitive grâce à une récente analyse de généalogie génétique : les restes appartenaient à un jeune homme nommé John Pumphrey, qui n'était encore qu'un enfant lorsqu'il s'est engagé dans l'armée continentale en 1777.

Les restes de Pumphrey ont été retrouvés sur un site que l'on pense être un cimetière militaire de l'époque de la guerre. L'âge, le sexe et le mode d'inhumation des ossements avaient donné aux chercheurs de fortes indications que les restes pourraient appartenir à un soldat, mais sans identité confirmée, cela restait une simple hypothèse.

L'équipe de recherche a comparé des échantillons d'ADN prélevés sur les restes à une vaste base de données de généalogie génétique. Cette méthode reconstitue un arbre généalogique en associant la trace génétique d'un individu aux profils ADN de personnes vivant aujourd'hui qui sont des parents éloignés. L'analyse a permis d'identifier environ 20 000 personnes vivantes apparentées aux restes.

Un réseau de parents aussi vaste a permis aux chercheurs de remonter soigneusement l'arbre généalogique jusqu'à une famille précise, puis jusqu'à un individu précis. Ces données génétiques, recoupées avec les archives historiques, ont confirmé avec une grande certitude que les restes appartenaient à John Pumphrey.

L'histoire de Pumphrey rejoint celle de nombreux jeunes soldats de l'époque. Beaucoup de jeunes hommes qui rejoignaient l'armée continentale s'enrôlaient à quinze ou seize ans, parfois avec l'accord de leur famille, parfois comme volontaires. À mesure que la guerre s'éternisait et que le besoin de soldats augmentait, l'armée acceptait de plus en plus de jeunes volontaires.

Selon les chercheurs, ces jeunes soldats représentent un groupe largement resté anonyme dans l'histoire militaire. Si les histoires des officiers de haut rang et des héros célèbres ont été abondamment documentées, l'identité des soldats ordinaires, en particulier ceux morts jeunes, s'est souvent perdue dans l'histoire.

Ce cas est un exemple concret de la manière dont la généalogie génétique apporte une nouvelle dimension à l'archéologie et à la recherche historique. Cette méthode est utilisée depuis longtemps en criminalistique pour identifier des restes non identifiés, mais elle est de plus en plus appliquée ces dernières années à des cas historiques.

Les experts prédisent que ce type d'analyse pourrait être utilisé plus largement à l'avenir pour résoudre des affaires non résolues similaires. Dans des conflits comme la guerre d'Indépendance américaine, où se trouvent un grand nombre de tombes de soldats anonymes, la croissance des bases de données génétiques pourrait permettre de révéler davantage d'identités.

Certains parents de Pumphrey ont contacté l'équipe de recherche pour faire part de l'impact émotionnel d'apprendre l'histoire de leur ancêtre. Certains ont déclaré qu'une tradition orale familiale de longue date évoquant un lien avec la guerre d'Indépendance, transmise de génération en génération, désormais confirmée par des preuves concrètes, revêtait pour eux une signification particulière.

Les chercheurs soulignent que de telles découvertes ne sont pas seulement une réussite scientifique, mais donnent aussi un nom et une histoire aux figures ordinaires de l'histoire si souvent négligées. Révéler l'identité de Pumphrey ajoute une dimension humaine au récit de la guerre d'Indépendance américaine que les livres d'histoire officiels omettent souvent.

Cet article est un résumé éditorial assisté par IA basé sur Smithsonian History. L'image est une photo d'archive de Barbaros Gültekin sur Pexels.

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